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Immense, le Phœnix Park plonge le promeneur dans un environnement naturel à la beauté sereine. Cet espace où s’entremêlent forêts, prés, lacs et demeures majestueuses se niche à seulement quelques minutes du centre-ville de Dublin. Rencontrer des daims sauvages au détour d’un de ses chemins ajoute une pointe de merveilleux à une visite incontournable.  

Plusieurs centaines de daims sauvages

Plusieurs centaines de daims sauvages

Entre sous-bois et pré, au moment où l’on s’y attend le moins, le profil d’un daim se dessine. Plusieurs individus de son espèce accompagnent ce cervidé à la tête ornée de bois. Habitué aux humains, le groupe ne semble pas effarouché. Il ose même s’approcher tant que le visiteur ne fait pas de geste brusque. Nul besoin de se rendre dans les alentours de Dublin pour vivre cette rencontre. Cette scène a de grandes chances de se dérouler lors d’une promenade dans le Phœnix Park. Un troupeau de plusieurs centaines de daims sauvages et protégés y vit en toute liberté. S’éloigner un peu des zones très fréquentées, cheminer paisiblement et faire preuve de patience augmente la probabilité d’une rencontre magique. S’ils offrent parfois la surprise de se trouver à proximité d’infrastructures humaines, ils affectionnent toutefois plutôt les coins tranquilles.

Des zones atteignables facilement. Moins d’une demi-heure après avoir franchi l’enceinte de cet espace vert, le tumulte de la ville s’évanouit. On semble transporté en pleine campagne alors qu’O’Connell Street, la rue principale de la capitale de l’Irlande, se trouve à moins de trois kilomètres à l’est de l’entrée de Parkgate Street.

Considéré comme l’un des plus grands parcs urbains d’Europe, le Phœnix Park possède une superficie de plus de 7 km². À titre d’exemple, Central Park à New York occupe 3,41 km². Alors que les humains ont entièrement réalisé le poumon vert de Manhattan, celui de Dublin a été, lors de sa conception, « emprunté » à la nature, avant de faire l’objet de travaux paysagers deux siècles plus tard. En 1661, James Butler, vice-roi de Dublin, ordonne la création d’un parc royal de chasse. L’année suivante, le Phœnix Park naît officiellement, large territoire naturel de forêts et de zones humides entouré d’un mur. Des perdrix, faisans et daims déplacés sur ce territoire servent de gibier. De nos jours, le troupeau de daims qui le sillonnent descend directement des mammifères introduits au XVIIe siècle.

Résidence du président d’Irlande

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Ces cervidés se plaisent particulièrement à paître autour d’une haute croix se dressant au milieu d’un pâturage. La Papal Cross, érigée sur un monticule en 1979 à l’occasion de la première visite du pape Jean-Paul II en Irlande, est loin d’être le seul édifice que compte le parc ouvert au public depuis 1745. Avant même sa création, celui-ci abrite une maison de campagne appelée fionn uisce (eaux claires en gaélique irlandais), dont la prononciation en anglais s’apparente à celle de « phœnix ». Le nom de l’oiseau fabuleux s’attache tout d’abord à la demeure avant de devenir, par extension, celui du parc. 

Le territoire accueille d’autres demeures d’importance, telles qu’Áras an Uachtaráin. Construite en 1754 pour servir de logement au vice-roi, elle est depuis 1939 la résidence du président irlandais. De même, Deerfield Residence est de nos jours utilisée par l’ambassadeur des États-Unis en Irlande. Juste à l’extérieur des limites du parc, l’imposante Farmleigh House, ancienne propriété de la famille Guinness, accueille désormais les invités d’État. 

Un zoo et un jardin, des aires de pique-nique et de jeux pour les enfants et plusieurs terrains de sport font aussi partie du patrimoine bâti, qui finalement demeure restreint puisqu’il occupe 7 % du territoire. Le reste du parc appartient entièrement à ses cerfs.