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S’étalant entre l’Inde et le Bangladesh, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, le parc national des Sundarbans déroule ses paysages authentiques et féeriques aux voyageurs en quête d’aventure.

Au cœur de ses 10 000 km² s’étend l’une des plus grandes forêts de mangrove de la planète, son nom y faisant d’ailleurs référence, sundri désignant une plante de la mangrove, et bans signifiant « forêt ». Ici, les fleuves du Gange et du Brahmapoutre se rejoignent pour créer un delta vers le golfe du Bengale, dont les multiples bras et canaux abritent une faune et une flore riches. Niché dans une forêt d’arbres aux imposantes racines plantées dans les marécages vivent crocodiles, singes, sangliers, martins-pêcheurs, colibris, chats léopards, cerfs axis, renards volants et de nombreuses espèces en voie de disparition, telles que le cobra royal, le dauphin du Gange, reconnaissable à son bec allongé, ou la tortue de mer. Mais le parc national des Sundarbans est surtout réputé pour être le dernier habitat du tigre du Bengale, dont la population se dénombre aujourd’hui à quelques centaines d’individus seulement.

Vivez une immersion complète au cœur de la réserve

La meilleure manière d’admirer les différentes facettes de ce diamant brut demeure la croisière en barque en compagnie d’un guide, à réserver auprès d’une agence de voyages ou d’un tour opérateur local. Quelques escales permettent d’explorer des villages et de s’immerger dans le quotidien des habitants de la région, qui subsistent en totale autarcie.

Une seule journée ne suffit pas pour découvrir toutes les richesses de cette réserve naturelle, en particulier si vous voulez multiplier vos chances d’apercevoir le célèbre tigre du Bengale, qui sait rester discret. On vous souhaite d’avoir l’immense bonheur de contempler ce félin cher à Rudyard Kipling se prélasser au soleil ou se désaltérer sur l’un des rivages des bras du Gange.

On vous conseille de découvrir ce somptueux parc d’avril à octobre, afin d’éviter la période de la mousson, synonyme de pluies torrentielles, qui s’étend de novembre à mars. C’est d’avril à mai, lorsque les feuilles du genwa deviennent incandescentes, que le khalsi déploie ses fleurs jaunes dont la teinte s’allie au carmin des fleurs du kankra, que le parc national des Sundarbans dévoile toute sa féerie, et des panoramas dignes de tableaux de maîtres.

Nos conseils détente en Inde

Détente n’est pas forcément le premier mot qui vient à l’esprit quand on pense à l’Inde et à son milliard d’habitants ses villes bruyantes et bouillonnantes. Pourtant l’Inde est aussi le pays de Gandhi et du yoga, de la sagesse et de la méditation… Pour trouver un havre de paix cap vers le Sud et la région du Kerala à 3-4 h de vol de Delhi et 2-3 h de Mumbai. Voguez en bateau ou en kayak sur les Backwaters une série de lagunes et de lacs naturels et artificiels qui constituent un millier de km de voies navigables. Pour encore plus de dépaysement passez quelques jours au milieu des plantations de thé à Munnar, station d’altitude du Kerala au confluent de trois rivières. Aux environs, d’immenses forêts protégées et des réserves animalières. Si vous aimez la nature et les animaux vous êtes au bon endroit ! L’Inde compte pas moins de 80 parcs nationaux et plus de 400 réserves ! Comme on ne peut pas tous vous les donner, citons les principaux : le Ranthambhore National Park, au Rajasthan, à 150 km au sud de Jaipur, pour espérer croiser tigres, léopards et hyènes. Attention le parc est fermé du 1er juillet au 30 septembre ! Les excursions durent environ trois heures. La réservation par Internet est obligatoire,pensez à le faire plusieurs mois à l’avance... Autre réserve qui vaut le détour : le Sunderbans National Park, au sud de Calcutta, un parc national, une réserve de tigres et la plus grande mangrove du monde sur laquelle vous pouvez naviguer… Si vous êtes plus plages que mangroves l’Inde n’en manque pas non plus ! Pour le sable fin et la mer transparente direction Goa la plage de Patnem ou celle de Palolem célèbre pour ses paillotes et ses palmiers… Plus au sud et plus sauvages : les plages de Gokarna. Si vous poussez encore un tout petit peu plus au sud arrêtez vous à Varkala pour voir ces immenses falaises rouges surplomber une large plage de sable. Et pour vous sentir vraiment mais vraiment seul au monde le désert du Thar, à 200 km à l'ouest de Jodhpur autour de Jaisalmer, à la frontière avec le Pakistan. Admirez le coucher de soleil depuis les dunes de Sam ou de Khuri. Enfin, évidemment, si vous êtes un adepte du yoga ne repartez pas d’Inde sans avoir fait une séance dans un ashram. Pour ça, allez à Rishikesch, à 200km de Delhi, au pied de l’Himalaya. Les Beatles s’y étaient arrêté en 1968, c’est l’endroit idéal pour pratiquer le hatha yoga... Comme quoi on peut être dans le futur pays le plus peuplé au monde et se sentir quand même seul sur terre…