Presque aussi célèbre que la famille royale, le métro de Londres est une véritable institution de la capitale. Décor de l’histoire du pays et de films d’action d’aujourd’hui, mode de transport préféré des habitants, cette ville sous la ville regorge d’anecdotes à découvrir au fil des stations.

 

Le métro de Londres, premier transport en commun souterrain du monde

Le 10 janvier 1863, le Tout-Londres se presse pour découvrir un moyen de transport révolutionnaire : le « Tube ». Celui-ci prend la forme d’un train à vapeur parcourant une ligne souterraine, et qui desservira à l’origine seulement deux stations : Paddington (anciennement Bishop’s Road) et Farringdon. Son inauguration par la Metropolitan Railways intervient après seulement deux ans de construction et le succès est au rendez-vous, puisque dès l’année de son lancement, 26 000 passagers empruntent quotidiennement ses lignes.

Aujourd’hui, le Tube, également appelé London Underground, comporte 11 lignes et 270 stations réparties sur 421 kilomètres. Il accueille en moyenne quelque 4,8 millions de voyageurs par jour.

 

Le logo du métro londonien, symbole de la culture pop

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Impossible de ne pas reconnaître au premier coup d’œil le logo du métro de Londres, un cercle rouge barré du mot « Underground » en blanc sur fond bleu. Son créateur en 1908 demeure inconnu, mais pas sa source d’inspiration, la casquette des employés des bus de la ville, frappée d’un cercle ailé. Un graphiste sera ensuite chargé de retravailler le logo et en 1917, il sera enregistré comme marque déposée. Il habille désormais les bus et métros de la capitale anglaise et s’invite partout dans le monde au travers de la pop culture.

 

Le métro de Londres, abri anti-bombes pendant la Seconde Guerre mondiale

Le 7 septembre 1940 s’écrit une page sombre de l’histoire de Londres, lorsque l’aviation allemande, la Luftwaffe, la bombarde des heures durant, faisant plus de 500 morts et 1 137 blessés graves. Face à la violence de cette attaque aérienne et de l’incendie qui en découle, les Londoniens se réfugient en masse dans le métro. 79 stations sont alors transformées en abris de fortune par le gouvernement. Rapidement, des comités s’organisent pour apporter du soutien à la population et érigent cantines, bibliothèques et postes de premiers secours, comme en témoignent les dessins d’Henry Moore sur la survie dans le métro de Londres.  

 

Le métro de Londres, décor pour de nombreux films

Après avoir servi d’abri antiaérien pour protéger les collections de la National Gallery pendant la Première Guerre mondiale et du British Museum pendant la Seconde, la station Aldwych, qui faisait partie de la Piccadilly line, a été fermée en 1994. Elle continue toutefois d’être un lieu de tournage et a ainsi reçu les acteurs du long métrage « V pour Vendetta » et du film post-apocalyptique « 28 jours plus tard ».

 

Mind the gap, la phrase incontournable du métro de Londres

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©Chalabala

Chaque fois que vous descendrez du métro, vous entendrez résonner cette phrase mythique : « Mind the gap please, between the train and the platform » (en français, attention au vide entre le train et la plateforme). Vous la verrez aussi reproduite en jaune vif sur le quai. La raison est simple : bon nombre de passagers se blessent chaque année en descendant de la rame et en tombant sur les rails.

Ce n’est d’ailleurs pas le seul piège qui vous attend dans le métro de Londres ! Attention aux tarifs, qui sont réglementés en fonction de la durée du trajet : Jonathan Paul Burrows, un financier ayant fraudé des années durant — pour la coquette somme de 54 000 € —, l’a récemment appris à ses dépens. Après avoir été reconnu coupable, il a dû démissionner de son poste de financier à la City pour manque d’exemplarité... Soyez également attentif aux directions — northbound/southbound et eastbound/westbound — pour ne pas vous perdre dans les méandres des couloirs et les escaliers roulants quelque peu… vertigineux !