Dans l’arrondissement de Shibuya bat l’un des poumons verts de Tokyo, le parc de Meiji Jingu, où se dresse le sanctuaire du même nom. Plus grand édifice shintoïste du Japon, il attire chaque jour une foule de fidèles et de voyageurs en quête de dépaysement.

Meiji Jingu à Tokyo, un havre de paix au cœur d’un quartier animé

Meiji Jingu à Tokyo, un havre de paix au cœur d’un quartier animé

Dédié aux âmes de l’empereur Meiji et de son épouse, décédés en 1912 et 1914, le sanctuaire Meiji Jingu a été érigé entre 1912 et 1920 dans le quartier d’Harajuku, haut lieu de la culture décalée et des costumes improbables à Tokyo. Il se situe au cœur d’un immense parc dessiné par l’empereur en personne, hérissé de quelque 170 000 arbres de plus de 245 espèces différentes, envoyés de tout le Japon lors de la construction du sanctuaire. 

Entre 1924 et 1942, les jeux du sanctuaire Meiji sont organisés tous les ans le 3 novembre, jour de l’anniversaire de l’empereur. Les jeux sont abandonnés en 1943 et le sanctuaire sera détruit par les bombardements de 1945, avant d’être reconstruit en bois de cèdre en 1958. En 1973, une salle d’entraînement aux arts martiaux est également construite, puis une salle de danse kagura, entre 1990 et 1993, pour célébrer les 70 ans du sanctuaire.

Aujourd’hui, le Meiji Jingu se compose de deux complexes : le sanctuaire blotti dans un jardin intérieur et un autre grand parc extérieur. C’est un écrin de verdure en plein cœur de la bouillonnante capitale, où l’on peut se reposer du tumulte de Shibuya ou échapper à la chaleur en été. 

Une promenade bucolique au cœur du Meiji Jingu

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Pour arriver jusqu’au sanctuaire, il faut d’abord traverser le vaste parc de plus de 700 000 m2, ombragés par les arbres, puis longer un champ de 1 500 iris de plus de 150 espèces différentes. La promenade débute par un torii en bois de cèdre de 12 mètres de haut, le plus haut du Japon. Un peu plus loin, le chemin est bordé par des komodaru, offrandes de saké et de vins français qui prennent la forme de tonneaux en bois vivement colorés. Les crus de l’Hexagone ont été offerts par le délégué de la Maison de la Bourgogne à Tokyo et symbolisent l’amitié franco-japonaise. 

Les ablutions au temizuya sont un passage obligatoire pour les pèlerins shintoïstes, avant de pénétrer dans l’enceinte du sanctuaire. Pour se purifier, on se lave d’abord la main gauche, puis la droite et la bouche, avant de rincer la poignée de la louche. Si le cœur vous en dit, faites l’acquisition d’un ema, cette petite plaque de bois sur laquelle sont formulés des vœux ou des prières et que vous accrocherez sur un panneau. 

Le samedi, il n’est pas rare de croiser des Japonais en tenue de mariage shinto, venus célébrer leur union au sanctuaire de Meiji Jingu. Ils se prêtent volontiers au jeu de la photo souvenir, profitez-en pour faire de beaux clichés ! D’autant plus qu’au cœur du temple, là où les fidèles viennent prier, les photos sont interdites. 

Découvrez ensuite la cour où se trouve le bâtiment principal, appelé honden, puis le noritoden, où les fidèles récitent la liturgie. On vous offrira d’ailleurs parfois des poèmes waka composés par l’empereur et sa femme, comme présents souvenirs. 

Enfin, la visite se termine par le sanctuaire aux trésors, dans le dojo, qui expose les portraits des empereurs ainsi que toute une collection d’objets leur ayant appartenu. 

Si vous souhaitez prolonger votre découverte de Meiji Jingu avec un autre haut lieu de Tokyo, mettez le cap sur le parc Yoyogi. Il est très prisé le dimanche par les habitants, qui y pratiquent des arts martiaux, y font du sport ou y jouent de la musique.