Imposant et majestueux, le Palais de Westminster déroule son long profil sur la rive gauche de la Tamise, dans un quartier éponyme du centre de Londres. Pour les touristes de la capitale britannique, cet édifice de pierres couleur sable, flanqué de la tour de l’Horloge abritant le fameux Big Ben, est incontournable. Le manquer reviendrait à séjourner à Paris sans voir la tour Eiffel. Tout comme la célèbre tour française, l’image de ce palais est connue à travers le monde, même par ceux qui n’ont jamais visité la ville. Une renommée qu’il doit à Big Ben – énorme cloche au carillon caractéristique —, à ses façades néogothiques délicatement ouvragées et à sa fonction : il est le siège du Parlement britannique.

 

Un palais à la fonction prestigieuse

Depuis sa construction au cours du XIe siècle, le Palace of Westminster – son nom dans la langue de Shakespeare – a toujours eu une fonction prestigieuse. Résidence des monarques d’Angleterre pendant plusieurs siècles, il accueille rapidement les sessions parlementaires qui assistent le souverain dans ses décisions. Lorsque le roi Henry VIII lui préfère le palais de Whitehall au XVIe siècle, la Chambre des lords (Chambre haute) et la Chambre des communes (Chambre basse) s’y installent définitivement. Le monument devient ainsi officiellement « the Houses of Parliament in London ».

 

L’incendie de 1834, une renaissance pour Westminster

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©PhotoLightRoom

En découvrant ce palais, sa taille colossale et ses façades aux longues fenêtres fines frappent. Ce lieu iconique n’a pourtant pas toujours eu cette apparence. De ses bâtiments d’origine, presque rien ne subsiste. En 1834 en effet, un incendie les détruit presque entièrement. Seul Westminster Hall, la tour des Joyaux et la crypte de la chapelle Saint-Étienne échappent au sinistre.

L’architecte Charles Barry remporte le concours lancé pour la reconstruction du complexe deux ans plus tard et lui donne son allure néogothique, aujourd’hui si familière. Il choisit un style similaire à celui qui prévalait au Moyen Âge. L’Abbaye de Westminster, accolée au palais, est considérée comme un joyau gothique. L’harmonie architecturale du quartier reste ainsi conservée.

Plusieurs tours parachèvent ce bâtiment symétrique. La plus haute, la tour Victoria d’une hauteur de 105 m, la plus petite, la tour Centrale dominant le Lobby Central du haut de ses 91,4 m, et la plus célèbre, la tour de l’Horloge culminant à 96,3 m, constituent les principales tours du Palais de Westminster. Elles contribuent à la majesté de l’édifice.

 

Le palais de Westminster, une visite extraordinaire

Des visites guidées permettent de découvrir le palais de Westminster de l’intérieur ainsi que sa décoration grandiose. Le monument possède, selon la légende, un millier de pièces dont une vingtaine est ouverte au public. Le circuit passe par Westminster Hall, l’édifice le plus ancien, où le visiteur est impressionné par le plafond barré de poutres en chêne voutées. Le St Stephen’s Hall, construit sur l’emplacement de l’ancienne chapelle du même nom, donne l’impression de parcourir une galerie de musée. Ses murs s’ornent de hautes fresques et le visiteur déambule sous le regard bienveillant de statues d’anciens membres du Parlement.

D’ailleurs, dans le Central Lobby, pièce octogonale au plafond en coupole orné d’une superbe rosace, la fonction politique du site refait surface. L’architecte Barry l’avait imaginé comme un point de rencontre entre les membres du Parlement venus de la Chambre des lords, au sud du palais, et la Chambre des communes, au nord. La reine Elizabeth II en revanche ne foule pas la mosaïque de cette pièce lorsqu’elle s’adresse chaque année au Parlement. La Robing Room, où elle revêt la couronne impériale d’apparat, se trouve à l’opposé de la Chambre basse.

Depuis 1987, le palais et l’abbaye de Westminster sont inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO.

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