Sublime en été, magique en hiver, le lac Baïkal offre une succession de paysages féériques. Presque aussi grande que la Belgique, la « Perle de Sibérie » aux eaux cristallines, en Russie Orientale, est une zone en danger. La pollution menace cet environnement à la faune riche et unique.

La longueur de 636 kilomètres du lac Baïkal, sa largeur maximale atteignant 80 kilomètres et sa profondeur plongeant jusqu’à 1 637 mètres dessinent les contours d’un plan d’eau hors normes. Les premiers habitants de ses rives l’avaient d’ailleurs baptisé la mer Baïkal. « Seulement » sixième lac le plus grand au monde, il est cependant le plus profond. Il possède aussi le plus grand volume d’eau douce et, âgé de près de 30 millions d’années, il est le plus vieux de la planète.

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Enchâssé dans un paysage de montagnes d’une beauté époustouflante, alimenté par un réseau de rivières, ce lac participe à la vitalité de la Russie et de ses fleuves en se déversant dans l’Ienisseï. Ses eaux pures accueillent une grande variété d’espèces animales : des centaines d’espèces de crevettes ou encore une cinquantaine de poissons, dont l’omoul, endémique. Lui aussi unique au monde, le phoque de Sibérie, le seul capable de vivre en eau douce, habite également le lac. 

Cette richesse faunistique et sa majesté lui valent une inscription à l’UNESCO. Les images du lac Baïkal gelé, couvert d’épaisses couches de glace qui s’entrechoquent et offrent des sculptures surnaturelles, sont devenues une représentation classique des paysages russes hivernaux.

Le lac Baïkal, haut lieu du tourisme en Russie

Le lac Baïkal, haut lieu du tourisme en Russie

Pourtant ce fragile environnement demande désormais à être protégé contre une pollution ravageuse, qui provoque une diminution de la pureté des eaux et le développement d’algues toxiques. Les rejets d’une ancienne usine de cellulose, les eaux usées et les déchets non traités contribuent à cette situation. De fait, la pression humaine s’intensifie ces dernières décennies sur les rives lacustres. Autour du lac Baïkal, le tourisme de masse se développe. Excursion obligatoire lors d’un arrêt du Transsibérien à Irkoutsk, il voit aussi des centaines de milliers de visiteurs affluer en été. Pourtant, la région, isolée, ne possède actuellement pas tous les moyens ou infrastructures pour absorber cette fréquentation. Le bon sens écologique est donc à garder en tête lors de votre visite enchanteresse de ce lieu d’exception.
 

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