L’histoire du Canada est étroitement liée à celle du développement du chemin de fer sur son territoire. Construite pour connecter les provinces et les Canadiens entre eux, la ligne transcontinentale reliant l’Est à l’Ouest du pays est encore utilisée pour des trajets quotidiens ou par les touristes qui souhaitent découvrir ce grand pays en prenant leurs temps.
 

A la conquête de l’Ouest

Train sur le Canadian Pacific Railway au milieu de la neige

La conquête de l’Ouest n’avait pas pour unique destination l’Etat doré de Californie aux USA. Elle eut également lieu dans les provinces reculées, à l’époque, de l’Ouest canadien. Le Canada alors indépendant depuis 1867 est composé de 4 Etats de l’est désirant former une confédération. 
La province de la Colombie-Britannique, à l’ouest, accepte en 1871 de rejoindre la confédération après que le Canada se soit engagé à construire une ligne de chemin de fer jusqu’au Pacifique. C’est chose faite.

Aujourd’hui, il est encore possible de traverser le pays de l’érable d’est en ouest par la ligne transcontinentale. Certaines compagnies proposent le voyage qui dure 4 jours et 4 nuits - si vous ne faites pas d’escale - pour digérer les environs 4500 kilomètres qui séparent Toronto à Vancouver. C’est la ligne la plus célèbre, mais il est aussi possible de partir depuis Montréal par exemple. 

Mais alors pourquoi prendre le train pour une si longue distance alors qu’il est beaucoup plus rapide de prendre l’avion ? Justement, l’intérêt du voyage en train est de prendre son temps et de découvrir les magnifiques paysages du Canada.
 

Une odyssée dans le deuxième pays le plus grand du monde

Train qui traverse les Rocheuses canadiennes

En partant de la gare de Toronto, vous laisserez derrière vous la bouillonnante mais agréable vie qu’offre la capitale de l’Ontario. Les nombreuses forêts et lacs canadiens défileront sous vos yeux offrant un beau témoignage des trésors naturels que renferme le pays. Il peut être très facile de s’endormir dans le train bercé par toutes ces images magnifiques. 

Le premier grand stop est marqué par l’arrivée en gare de Winnipeg. Son immense palais législatif surmonté de la statue « Golden Boy », symbole de la province du Manitoba, nous rappelle que nous sommes dans la capitale de cette province.

Mais le transcontinental n’attend pas. Vous voilà reparti à travers les grandes prairies si caractéristiques des provinces de Sasktachewan et d’Alberta. En parcourant ces grands espaces, vous changerez de nombreuse fois de fuseaux horaires : il y en a 6 au total au Canada. Seule la Russie fait mieux avec ses 9 fuseaux.

A travers la vitre, vous voyez l’environnement qui commence à se transformer. La petite ville ferroviaire de Jasper est entourée de montagnes. Elle est connue pour son florissant parc national. Mais le clou du spectacle pour le voyageur en train se passe entre Jasper et Vancouver.

En s’enfonçant dans les forêts, le train sillonne au milieu des mythiques montagnes Rocheuses. Leurs sommets se reflètent dans les eaux cristallines du Moose Lake. Les Rockies s’étendent alors sur plus de 500 km jusqu’au Pacifique et la ville côtière de Vancouver. 

Terminus du transcontinental, Vancouver, et son cadre vie reconnu pour être des plus agréables, est la ville parfaite pour se reposer et partager avec ses amis les souvenirs de cette expédition.