Blotti au cœur du Botswana, étalant ses nombreux bras et canaux jusque dans le désert du Kalahari, le delta de l’Okavango abrite une faune abondante et prestigieuse, à découvrir lors de safaris en 4x4 ou de promenades en mokoro.

Le delta de l’Okavango : un phénomène géographique rare

Prenant sa source dans le village de Huambo et nourri par la saison des pluies en Angola entre décembre et février, le fleuve Okavango traverse les hauts plateaux à travers la bande de Caprivi en Namibie, avant de mourir en plein cœur du désert du Kalahari, déversant ses 11 kilomètres cubes d’eau dans une myriade majestueuse de bras et canaux.

Aujourd’hui, sa flore, développée autour de termitières, bouquets de végétaux retenant lesalluvions ou marais bordés de roseaux et papyrus, héberge une faune spectaculaire de 160 espèces de mammifères, 530 espèces d’oiseaux, 155 espèces de reptiles et 35 espèces d’amphibiens.

Au fil de l’eau et des bras du delta d’Okavango se dévoilent grenouilles de toutes les sortes, libellules et demoiselles accrochées aux papyrus, cobes de Lechwe ou de Buffon bondissant dans les eaux, crocodiles du Nil ou hippopotames se laissant aller au rythme du courant. Les vastes prairies sont l’habitat de l’impala, du grand koudou, du phacochère, du gnou noir et du topi, qui voient venir de loin les grands prédateurs que sont les lions, guépards, hyènes et les lycaons, chiens sauvages devenus une espèce protégée. Troupeaux d’éléphants ou rhinocéros noirs se rassemblent autour des baobabs ou des marulas, leurs imposantes échines servant de piédestal aux buphages. Le vol majestueux de la grue royale, de l’aigle pêcheur africain ou de l’ibis sacré vient clore ce tableau onirique.

Classé au patrimoine mondial de l’UNESCO en 2014, ce deuxième delta intérieur le plus grand du monde, après celui du Niger, est propice au tourisme. Les voyageurs s’y émerveillent d’une faune et flore somptueuse lors de safaris et séjours dans la réserve de Moremi.

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La réserve de Moremi, habitat d’une faune variée

S’étalant sur 5 000 kilomètres carrés dans la partie orientale du delta, créée en 1963 par le peuple des Batawana de Ngamiland inquiet de l’épuisement rapide des ressources liées à la chasse, la réserve de Moremi demeure le théâtre parfait pour observer la faune d’Okavango.

Le dédale de canaux empêchant son accès par la route, c’est à bord d’un petit avion qu’on y accède, depuis le village de Maun. L’occasion de somptueuses photos des troupeaux d’éléphants, buffles ou girafes sillonnant cette partie du delta. Là sont organisés randonnées à pied, safaris en 4x4 ou promenades en moroko, barque traditionnelle, dans les cinq zones de la réserve. 

Si Chief’s Island est parsemée de lodges permettant d’héberger les voyageurs, on se déplace à la rivière Khwai pour la grande famille de lions qui y a élu domicile ou à la lagune de Xakanaxa pour dénicher léopards et guépards dissimulés dans la forêt de mopanes. South gate dissimule de nombreux troupeaux de girafes.

Deux nuits au minimum sont conseillées pour s’imprégner de la magie d’Okavango, six pour en découvrir tous les recoins et en connaître tous les secrets.

La saison sèche, de mai à octobre, lorsque le delta se rétrécit et que près de 200000 grands animaux, dont des lions, gazelles, rhinocéros et zèbres, viennent s’y désaltérer, est alors la meilleure période pour organiser un safari. La saison des pluies, s’étendant de novembre à avril, demeure propice à l’observation de la migration des oiseaux et de la flore gorgée de couleurs, couchers de soleil spectaculaires en toile de fond.

Peu importe la saison de votre séjour, le delta de l’Okavango vous subjuguera par sa faune abondante et sa végétation variée, qui s’unissent pour créer de somptueux panoramas.