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Visiter le Colisée, manger à Rome et découvrir ses spécialités locales. Un voyage réussi dans la capitale italienne doit, pour de nombreux visiteurs, comporter ces éléments. Étape obligatoire pour des millions de touristes chaque année, le Colisée est devenu un des symboles les plus reconnaissables de la ville de Rome. Entouré de « centurions romains » en armure et avec casque à plumet, prêts à s’afficher sur les selfies des visiteurs pour quelques euros, l’amphithéâtre représente plus qu’une attraction charmante. Au-delà de ses murailles partiellement en ruine, l’édifice gigantesque possède une riche histoire.

Sur la rive gauche du Tibre qui traverse Rome, le Colisée s’élève à l’est des vestiges impressionnants du Forum Romain. Plusieurs tremblements de terre entre les Ve et XIVe siècles ont provoqué la chute de sa façade sud et de son étage supérieur. Les besoins en pierre de construction et en marbre destinés à embellir les nouveaux édifices de la capitale italienne ont conduit à un dépouillement partiel du bâtiment installé au centre de Rome. Il reste néanmoins une construction d’une majesté impressionnante qui laisse sans voix lorsqu’on l’aperçoit au détour d’une des jolies rues de Rome.

Pourquoi le Colisée de Rome est une merveille

Pourquoi le Colisée de Rome est une merveille

L’ancien amphithéâtre antique arbore une forme elliptique. Tout en pierres, couvert entièrement de marbre lors de sa construction, il atteint une hauteur de 48 mètres. Trois étages sur les quatre que compte sa façade sont percés d’une succession d’arcades. Avec une longueur de 187,75 mètres et une largeur de 155,6 mètres, il est le plus grand amphithéâtre construit par l’Empire romain. À titre de comparaison, les arènes de Nîmes, construites sur le même modèle, affichent une longueur de 68 mètres, pour une longueur de 38 mètres et une hauteur de 21 mètres.

Inclus sur la liste des sept merveilles du monde moderne, le Colisée de Rome dresse sa haute silhouette au cœur de la capitale italienne depuis presque 2000 ans. L’empereur Vespasien ordonne sa construction entre 70 et 72 après J.-C. et l’empereur Titus qui lui succède supervise son achèvement en 80. Le lieu choisi pour son implantation n’est pas anodin. Néron, empereur cruel et détesté, avait fait construire la Domus Aurea, son palais, sur cet emplacement et avait réservé cette partie de la ville aux riches citoyens.
 
Symbole de la puissance de l’Empire romain, prouesse architecturale complexe pour son époque, le Colisée apparaît aussi comme un cadeau de Vespasien et Titus aux Romains ordinaires. Au travers d’une structure destinée à divertir le peuple, ils ouvrent cette partie de la ville autrefois hors de portée de certains habitants.

Des combats de gladiateurs dans le Colisée de Rome pour divertir le peuple

Des combats de gladiateurs dans le Colisée de Rome pour divertir le peuple

Pendant cinq siècles, l’amphithéâtre Flavien — son nom officiel — amuse les Romains grâce aux jeux du cirque qui y sont organisés. Entre 50 000 et 65 000 personnes peuvent prendre place dans les hauts gradins étagés. Au centre, un plancher recouvre l’arène de forme ovale et accueille des spectacles d’une grandeur et d’une cruauté difficiles à imaginer.

Des combats d’animaux sauvages, des combats de gladiateurs, des oppositions entre gladiateurs et bêtes féroces, des exécutions ou encore des mises à mort déguisées en reconstitutions de mythes héroïques prennent place entre ces murs. Au-delà de l’aspect divertissant de ces « jeux », leur grandeur tend à prouver la puissance de celui qui les organise et à récolter le soutien du public.

À la chute de l’Empire romain, la structure touchée par des catastrophes naturelles est peu à peu laissée à l’abandon. L’Église catholique l’occupe pendant plusieurs siècles sans qu’aucune réparation ne soit menée. Récemment, le Colisée de Rome a fait l’objet de travaux d’initiative privée pour lui redonner son lustre d’antan.