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Lieux de partage incontournables au Canada, les cabanes à sucre possèdent plus de deux siècles d’existence. Disséminées dans tout le pays, elles sont le théâtre de festins revigorants un mois et demi dans l’année. Entre coutumes locales et gastronomie, poussez la porte d’une cabane à sucre ! 

Petite histoire de la cabane à sucre

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Véritable symbole du Canada, la feuille d’érable apparaît même sur le drapeau fédéral. L’arbre existe dans une grande diversité d’espèces sur tout le territoire et sa sève sert à la réalisation d’un des fleurons culinaires du pays : le sirop d’érable.

Apparue au XIXe siècle en Amérique du Nord et plus particulièrement au Québec, la cabane à sucre est construite au cœur des plantations d’érable et utilisée pour fabriquer le sirop. Les Amérindiens ont été les premiers à recueillir la sève, appelée eau d’érable, en entaillant l’écorce de l’arbre. Ils obtenaient le fameux sirop après l’avoir fait bouillir.

Deux systèmes ont ensuite été utilisés par les pionniers français pour récolter la sève :

-    Le seau, ou chaudière : on fixe un récipient sur l’érable, juste sous l’entaille. Chaque jour, on récupère le liquide et on le transvase dans un plus grand réservoir.
-    La tuyauterie d’érablière, ou tubulure : un réseau de tubes serpente de chaque arbre à la cabane à sucre, évitant ainsi que des morceaux d’écorce ou des insectes ne se retrouvent dans le récipient.

Sachez que pour produire un litre de sirop pur, quelque 40 litres de sève sont nécessaires !

Ces huttes perdurent encore aujourd’hui et forment une attraction touristique à part entière. Il est en effet de tradition de se réunir en famille ou entre amis dans les cabanes à sucre du Canada à l’arrivée du « temps des sucres », entre mi-mars et la fin du mois du mois d’avril. Correspondant au retour du printemps et de températures plus clémentes, il permet de partager un instant convivial de choix avec les Québécois. Si certaines cabanes demeurent familiales, certaines comme Au Pied de Cochon sont très réputées et nécessitent d’être réservées très à l’avance.

Quels mets cuisine-t-on dans les cabanes à sucre du Québec ?

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Comme disent les Québécois, il est temps de se « sucrer le bec », avec quelques spécialités locales qui fleurent bon le sirop d’érable. Choisissez d’abord votre cabane à sucre, mais sachez plus que vous êtes proches des grands centres urbains, moins l’ambiance est typique. Dans les plus petites structures, vous prendrez place au cœur de salles boisées où crépite un réconfortant feu de bois. 

En entrée, essayez les oreilles de crisse, très prisées des locaux pendant le temps des sucres. Elles consistent en des croustilles de lard salé, frites dans un bain d’huile ou revenues dans une poêle. Accompagnez-les de quelques tranches finement coupées de jambon à l’érable, un délice ! 

Pour vous réchauffer, optez pour la soupe aux pois traditionnelle, dans laquelle est versée un quart de tasse de sirop d’érable. 

En plat de résistance, tentez les fèves au lard, un autre incontournable des tables de cabanes à sucre. Les haricots rouges sont cuits lentement au four avec du lard et assaisonnés avec du sirop d’érable. Généralement, cette assiette vient accompagnée d’une omelette, bien sûr nappée de sirop.

En dessert, on vous servira probablement du « grand-père dans le sirop ». Pas de panique, il s’agit en fait de boules de pâte à beignets pochées dans… du sirop d’érable !

Et on conclut ce repas gargantuesque avec la traditionnelle tire d’érable sur la neige. Préparation culinaire préférée des enfants, elle prend la forme d’une sucette molle, obtenue après versement du sirop d’érable chaud sur la neige. Bon appétit !