MadaTrek  sur Voyage

Mada Trek

Mercredi20:50
Le peuple des épines

Synopsis

Sonia et Alexandre Poussin sont partis à Madagascar pour un grand tour de l'Ile Rouge en compagnie de leurs deux enfants, Philaé,9 ans et Ulysse, 6 ans. Avec leur charrette à zébus, ils ont parcouru 5000 kms en 4 ans. Ils enpruntent d'improbables pistes souvent interrompues par de grands fleuves, ils traversent des forêt humides, des déserts, des mangroves, des plaines piquetées de palmiers à perte de vue. Au contact des communautés villageoises de l'île, les Poussin partagent la vie quotidienne des paysans malgaches et découvrent des initiatives en matière de développement. Au fil des mois ils témoignent de l'endémisme exceptionnel de cet univers en péril. Un parcours semé d'embûches mais très gratifiant. Avec 16 heures d'images, MadaTrek, est la plus grande série documentaire réalisée sur le pays.

épisodes

Le peuple des épines

Sonia et Alexandre Poussin sont partis à Madagascar pour une grande traversée de l'Ile Rouge en compagnie de leurs deux enfants, Philaé, 11 ans et Ulysse, 8 ans. A bord de leur charrette à zébus, ils ont déjà parcouru 1600 kms en un an et demi dans les régions de l'ouest et du sud en empruntant d'improbables pistes souvent interrompues ou fermées une partie de l'année et coupées par les grands fleuves. Au contact des communautés villageoises et des habitants de l'île, les Poussin partagent la vie quotidienne des paysans malgaches et découvrent leur artisanat et leurs initiatives en matière de développement. Un parcours semé d'embûches mais très gratifiant. Partis depuis 16 mois, ils comptent finir leur périple d'ici un an en traversant l'est et le nord.
Prochaine(s) diffusion(s) :

Fort Dauphin et l'Anosy

De retour à Berenty, paradis des lémuriens, les Poussin repartent vers Fort Dauphin en ouvrant un passage par la côte pour éviter de rouler sur la nationale. Ils découvrent ainsi des villages où jamais aucun vahaza ne s’est arrêté. Des milliers d’enfants affluent pour les voir. Après des lacs salés à sec, cette piste côtière devient rocheuse et escarpée, acrobatique même. Puis la pluie se met à tomber et transforme la latérite en savon ! Ils retrouvent la luxuriance de la côte Est à Fort Dauphin, enchâssée dans une des plus belles baies du monde. Ils y visitent le fort dont elle tient son nom, contruit par 80 français en 1642 et premier embryon de colonie qui échouera 80 ans plus tard. Toute la garnison et les habitants s’y faisant massacrer par les tribus Antanosy locales. La ville tombée à l’abandon depuis l’époque coloniale, connait un regain d’activité depuis l’installation de Rio Tinto pour l’exploitation de l’ilménite, un sable noir tiré des dunes littorales, riche en oxyde de titane et utilisé pour l’opacification du verre et du plastique et dans la peinture. Les Poussin visitent le port d’Eloala, énorme infrastructure qui contraste avec le sous-équipement du pays. Curieux de tout les Poussin s’émerveillent de cette ville où tout a été refait par cette multinationale : les routes, les trottoirs, l’eau, les égouts, l’électricité, si bien qu’il y fait bon vivre. Ils en repartent par les jardins de Saiadi, véritable petit eden reconstitué aux portes de la ville. Leur objectif est Sainte Luce, et une péninsule préservée, véritable arche de Noé, où tous les animaux ayant fui les destructions massives des forêts avoisinantes semblent s’être réfugiées. En quelques heures ils y observent plusieurs espèces de lémuriens diurnes et nocturnes, des oiseaux quasi disparus, des hibous, des uroplates, lézards arboricoles géants, dans un cadre digne de Robinson Crusoe.Devant eux il y a un des itinéraires les plus difficiles du pays, redouté de tous les voyageurs : Bac +10, ainsi nommé pour les 10 fleuves qu’il faut traverser en moins de 200 km. Pistes défoncées, incertitude de passage, et premières pluies de la saison, retardent leur progression. Ils pleurent aussi devant la forêt fantôme de Manantenina qui jadis étendait sa canopée luxuriante sur 150km par 40, et qui aujourd’hui dresse vers le ciel les spectres tordus des troncs de bois de fer qui ont résisté aux immenses incendies de défrichage destinés à extraire frauduleusement le bois de rose. A Vaingandrano, Alexandre apprend que sa mère est atteinte d’un cancer du cerveau sans espoir. Etant à la veille de Noel, ils décident de rentrer pour l’entourer dans cette épreuve. Ils en reviennent avec 30 000 euros de dons pour 6 projets humanitaires : bancs d’écoles, réouverture d’un dispensaire, cantine scolaire pour 150 enfants défavorisés pendant un an, reboisement de 30 ha, fourniture de 40 ruches à deux villages d’une ethnie rejetée de tous, restauration du lavoir communautaire de Fianarantsoa qui menace de s’écrouler sur la tête des lavandières. Leur prochain film abordera certaines de ces actions. Madatrek prend une tournure résolument utile. Du malheur et des cancers qui semblent les poursuivre, ils tirent un bien pour les populations qu’ils rencontrent.
Prochaine(s) diffusion(s) :

Photos

Mada Trek1
Mada Trek2
Mada Trek3
Mada Trek4