Vous envisagez de vous envoler vers le pays du sourire ? Vous atterrirez sans doute dans la trépidante capitale, Bangkok, qui concentre plus de 400 temples. Le plus visité d’entre eux est le Wat Arun, situé en plein cœur de la mégalopole, sur les rives du fleuve Chao Phraya. Voici tout ce que vous devez savoir pour découvrir cet incontournable. 

L’histoire du Wat Arun à Bangkok 

L’histoire du Wat Arun à Bangkok

Le Wat Arun, qui tire son nom de la déesse hindoue de l’aube Aruna, représente le mont Meru, symbolisant lui-même l’unicité de l’esprit et le centre de l’univers dans la religion bouddhiste. Il a été bâti à l’ère d’Ayutthaya, lorsque cette ville était encore la capitale du royaume thaïlandais. Le roi Rama I y déposa le célèbre Bouddha d’émeraude, une petite statue en jade qui a aujourd’hui été déplacée au Palais Royal. 

Les successeurs du roi, Rama II, puis Rama III, firent ériger le stoupa central (prang en thaï) de 82 mètres de hauteur et 234 mètres de circonférence, faisant de ce monument le plus haut de Bangkok pendant de nombreuses années. Le prang est couronné d’un trident à 7 branches, dont il se murmure qu’il serait celui de Shiva. 

Plus tard, Rama IV recouvrit le temple Wat Arun de porcelaines chinoises offertes par les habitants et lui donna son nom actuel. L’édifice subit d’importantes rénovations entre 2013 et 2017, pour remplacer les faïences cassées. Devenu l’un des symboles du pays, il est utilisé comme logo de l’office du tourisme national et figure sur certaines pièces de monnaie. 

Que faire et voir au Wat Arun en Thaïlande ?

Le Wat Arun est chaque jour pris d’assaut par des hordes de visiteurs locaux et étrangers, préférez donc vous y rendre tôt le matin pour avoir toutes les chances d’en profiter en toute quiétude. 

En passant les portes du bâtiment, vous découvrez deux statues géantes de Thotsakan et de Sahatsadecha. Gagnez ensuite les petits prang disposés à chaque angle, qui figurent les points cardinaux, eux-mêmes matérialisés par des colonnes appelées mondops. Chacun d’eux abrite une statue de Nayu, la déesse du vent à cheval et, sur les bases, vous contemplerez des figures d’animaux chinois et d’anciens soldats. Vous pouvez gravir les marches des prang, dont la forte inclinaison symbolise la difficulté à atteindre les niveaux supérieurs de la conscience et le nirvana. 

Visitez ensuite le prang principal, donc les toits sont ornés de kinaries, statues de femmes-oiseaux qui joignent les mains. Vous avez la possibilité de monter l’escalier, pour rallier les deuxième et troisième terrasses, où sont érigées quatre statues du dieu hindou Indra, monté sur le dos de l’éléphant blanc Erawan. Les étages supérieurs vous offrent une vue à couper le souffle sur Bangkok et sur la Chao Phraya, le plus important fleuve du pays, lorsque l’on s’éloigne du fil du Mékong

Le prang central de Wat Arun comporte trois niveaux symboliques :

-    le Traimphum, représentant les différents mondes de la réincarnation ;
-    Tavatimsa, paradis dans lequel tous les désirs sont exaucés ;
-    Devaphum, qui figure le sommet du mont Meru, coiffé d’un éclair. 

Enfin, concluez votre promenade par les pavillons d’architecture chinoise situés sur les rives de la Chao Phraya. 


Comment aller au Wat Arun ? 

Pour éviter la circulation infernale dans Bangkok et visiter facilement l’un des plus beaux temples de Thaïlande, vous pouvez rallier le Wat Arun en empruntant le bateau public, qui coûte une poignée de baths. Descendez à l’arrêt Tha Tien, une navette vous emmènera sur la berge face au temple. 

Si l’accès est gratuit pour les Thaïlandais, les touristes doivent acquitter un droit d’entrée de 50 baths. 

Le Wat Arun est ouvert tous les jours de 8 h 30 à 17 h 30. Il vous sera demandé d’avoir les jambes et les épaules couvertes.

Petite astuce : vous pouvez manger à Bangkok en soirée tout en profitant du temple magnifiquement illuminé.