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La Route des Grandes Alpes, légendaire route des cols

Sillonner la totalité des Alpes françaises en passant par des cols de montagne à l’altitude souvent vertigineuse, tout en suivant le tracé d’une seule route. Une perspective qui laisse songeur plus d’un amateur d’aventures. La route des Grandes Alpes donne du corps à ce rêve. Elle déroule un itinéraire qui traverse des paysages d’une beauté incroyable et pas moins de 17 cols parmi lesquels les célèbres cols de l’Iseran, du Galibier, de l’Izoard... Parmi ces passages, six d’entre eux présentent une altitude supérieure à 2 000 mètres.

La route des Grandes Alpes, une route mythique

Longue de 720 km, cette route de légende relie le lac Léman et la Méditerranée. À sa conception, dès le début du XXesiècle, l’objectif est avant tout de connecter toutes les vallées des Alpes et rompre ainsi l’isolement des populations. Il est aussi de favoriser le tourisme et la découverte par les visiteurs d’une montagne aux panoramas et à la culture exceptionnelle. Thonon-les-Bains, sur les rives du lac Léman, et Nice, depuis 2012, se posent à chaque extrémité de l’itinéraire.

Si elle se parcourt dans la direction de votre choix, il est conseillé d’emprunter la route des Grandes Alpes sur le tracé du nord vers le sud, de la montagne vers la mer. À moto, en voiture ou à vélo vous allez à la découverte des massifs du Chablais, des Aravis, de la Vanoise ou encore du Mercantour et bien d’autres encore. Chacun d’eux dévoile ses pics encore enneigés, ses montagnes majestueuses au relief déchiqueté, aux flancs couverts de végétation ou dénudés. Les cols possèdent eux aussi leur propre personnalité, isolés dans une nature sauvage.

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Un itinéraire pour les cyclistes

Itinéraire haut perché dans les montagnes, la route des Grandes Alpes se parcourt uniquement durant quelques mois de l’année lorsque la neige ne l’encombre plus. Elle est généralement ouverte dans son intégralité de juin jusqu’à la fin du mois d’octobre. Son plus haut point, mais aussi le plus haut col routier de France, le mythique col de l’Iseran, culmine à 2 764 m d’altitude. Il est aussi le dernier tronçon du chemin à se délester de sa couverture blanche.

Pour les cyclistes, parcourir la route des Grandes Alpes à vélo revient un peu à mettre ses roues dans celles des plus grands coureurs du Tour de France. En effet, les 17 cols des Alpes traversés ont pour la plupart figuré au moins une fois dans l’itinéraire de la célèbre course. Le col du Galibier par exemple, à 2 645 m d’altitude, a vu passer le peloton 34 fois depuis 1947. Une statue du fondateur du Tour y salue les amateurs de la Petite Reine. Celui de l’Izoard a été invité 25 fois sur le parcours dans la même période.

En quelques mots, ce n’est pas seulement l’une des plus belles routes de montagne, mais aussi un défi sportif de haute volée ! Ceux qui la parcourent à vélo recevront même un diplôme, appelé la Borne d’Or.

Un patrimoine humain hors du commun 

Le tracé sinueux de la route est bordé de belles forêts de sapins, longé par des lacs d’un bleu fascinant et vous entraîne aussi vers des vallées vertes où la flore alpine déploie ses couleurs. Le visiteur fait halte dans des villages et petites villes (Tignes, Albertville, Briançon...) au charme authentique et découvre l’histoire de la région. Les forts (Citadelle d’Entrevaux, Fort du Mont...), formidables structures de défense, rappellent le passé stratégique de la route. Celle-ci sait aussi séduire les épicuriens qui peuvent définir un véritable itinéraire gastronomique parallèle. Les étapes gourmandes se nomment Beaufort, Tomme, ou encore Reblochon.

N’hésitez pas à vous éloigner un peu du tracé classique de la route des Grandes Alpes. Cette région d’une richesse infinie laisse des souvenirs inoubliables.