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Dans le sud-ouest de l’Italie, les vestiges de Pompéi accueillent chaque année des millions de visiteurs intrigués par cette ville figée sous les cendres depuis des centaines d’années. À proximité, dominant des plaines fertiles, s’élève le mythique mont Vésuve. Malgré son apparence placide, ce terrible voisin se trouve au centre des événements qui ont fait disparaître la ville romaine.

L’éruption du volcan de Pompéi, un événement imprévisible pour l’époque

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En l’an 79 apr. J.-C., Pompéi fait figure de ville florissante. Vaste port dynamique établi à une quarantaine de kilomètres au sud de Naples, elle s’étend à proximité de la mer Tyrrhénienne et de l’embouchure du fleuve Sarno. Cette ville très ancienne, fondée dès le VIe siècle avant notre ère, bénéficie d’un climat doux. Il séduit les notables de Rome qui y font construire de somptueuses villas. Les terres fertiles qui l’entourent se montrent propices à la culture de la vigne et des céréales, renforçant la prospérité de Pompéi.

La ville doit la bonne qualité agricole de ses sols à son voisin, le Vésuve. Actif depuis plus de 300 000 ans, le volcan de Pompéi a façonné la région de la baie de Naples par ses coulées de lave. Celui qui s’élève de nos jours à une altitude de 1 280 mètres environ présente au premier siècle une physionomie un peu différente. L’éruption de 79 va changer son profil.

Les Pompéiens n’ont pas conscience que la haute montagne qui domine leur plaine est un volcan. Les Romains ne possèdent pas à cette époque une connaissance précise de ces entités géologiques et ne savent pas identifier les origines d’une éruption. Plusieurs auteurs du Ier siècle avant J.-C. ont supposé que Vésuve avait par le passé « craché des flammes » ou qu’il avait possédé des « cratères de feu ». Cependant, aucune éruption au cours des 150 ans précédant celle de l’an 79 n’avait alerté les habitants de la région ou les savants de l’époque.  
 
Plus tôt, en 62, un tremblement de terre secoue la baie de Naples et plus particulièrement Pompéi. De nombreux bâtiments ne résistent pas à ce séisme. Si les vulcanologues l’attribuent à l’activité du volcan, ils ne font pas de ce phénomène un précurseur de l’événement dramatique qui va se jouer quelque 16 années plus tard.  

Le réveil du volcan de Pompéi, une date incertaine

La ville est toujours en chantier lorsque le Vésuve se manifeste. On a longtemps cru que l’éruption avait démarré le 24 août 79. De récentes recherches tendent à montrer que le 24 octobre 79 est plus probable. Ce jour-là, après une série de petits tremblements de terre, le volcan se réveille brutalement. Il crée un nuage de cendres et de matériaux qui s’abattent sur Pompéi et Herculanum, petite ville proche, pendant 18 heures. Une épaisse couche de débris atteignant jusqu’à 2,8 mètres recouvre la ville. Cette éruption dite « plinienne » est la première phase de l’événement. Elle est suivie par une éruption « péléenne » impliquant des nuées ardentes ainsi que des coulées de boue qui dévalent les pentes du volcan, recouvrant tout sur leur passage.

La visite incontournable de Pompéi et de son volcan

Les habitants qui n’ont pu s’enfuir durant la première partie de l’éruption se retrouvent alors piégés à jamais par ce mélange de boue et de pierres de feu. Puis la cité progressivement abandonnée tombe dans l’oubli. C’est seulement au XVIIIe siècle que Pompéi est redécouverte : elle fait depuis l’objet de nombreuses recherches et s’affirme comme le site archéologique le plus visité au monde. L’éruption qui a causé sa destruction a également permis de faire progresser les connaissances en vulcanologie en Italie et dans le monde. Le Vésuve quant à lui, endormi depuis 1944, reste toujours sous surveillance.