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L’Histoire de la Chine est fortement imprégnée des différentes dynasties qui s'y sont succédées au fil des âges. Régnant sur plusieurs centaines d’années, difficile de s’y retrouver parmi la centaine d'empereurs qui ont exercé leur pouvoir. Pourtant, certaines dynasties ont laissé une empreinte indélébile dans la culture chinoise. 
Les dynasties Ming, dont la lignée d’empereurs régna sur le pays entre 1368 et 1644, et la dynastie vassale des Qing, dernière maison impériale à avoir régné sur la Chine jusqu’en 1912, ont laissé une trace que l’Histoire chinoise retiendra à tout jamais. Les monuments dédiés à ces lignées royales sont nombreux et attirent aujourd’hui encore des milliers de touristes, venus contempler toute la majesté de ces empereurs immortels.

 

LA CITÉ INTERDITE 

Tour de la Cité interdite
Magnifique et majestueuse, la cité interdite (ou Palais Impérial) ne se contente pas d’un simple rôle décoratif. Elle revêt une importante symbolique. Elle fut le siège des empereurs chinois des dynasties Ming et Qing : 14 empereurs Ming et 10 empereurs Qing, qui rompirent la tradition voulant que chaque nouvelle dynastie s’installe dans un nouveau palais. Construite entre 1406 et 1420 sous l’impulsion de l’Empereur Yongle, elle nous apparaît aujourd’hui presque aussi parfaite qu’à l’époque. 
Le Palais d’envergure inégalée (s’étend sur 72 hectares) se situe au centre de Pékin et sa structure est fascinante : la cité est de forme rectangulaire et le palais y est placé au centre, symbole de la suprême harmonie. Il est le lieu où s’exerçait le pouvoir des empereurs chinois. Il demeure aujourd’hui l’un des palais les mieux conservés de Chine et fait office de musée des trésors impériaux et des œuvres chinoises antiques : peintures, instruments de musique, bronzes…
La Cité interdite a été inscrite au patrimoine mondial de l'humanité en 1987 par l'UNESCO. 

cite interdite

 

LE VILLAGE DE XIDI


Xidi est un village du district Yixian au sud de la province d’Anhui.  Il fut construit vers 1047, sous la Dynastie des Song qui a régné sur la Chine jusqu’à 1279. Mais c’est bien sous la dynastie des Ming qu’elle se développa et sous les Qing qu’elle prospéra.
Xidi est un village traditionnel, creusé par 99 ruelles, gardant encore l’apparence rurale qui est déjà disparue ou changée au siècle dernier. Il se situe à 40 km au sud de Monts Jaunes et recouvre une superficie de 16 hectares. Environ 1 000 habitants y résident encore. 
Entre le 18ème et le 19ème siècle, le village connut une très grande prospérité. À ce moment-là, il y eut environs 600 résidences magnifiques et luxueuses. Aujourd'hui, 124 bâtiments des Ming et des Qing sont en bon état et sont encore ouverts au public.


L'entrée du village est marquée par une magnifique arche Ming qui témoigne de l'époque où le village était prospère. S’en suit un dédale de ruelles étroites. Le village compte une centaine de bâtiments et de maisons aux murs blancs, dont les toits recouverts de tuiles grises les contrastent magnifiquement. L'architecture traditionnelle a été parfaitement préservée. Les femmes du village viennent encore aujourd'hui laver les légumes et faire la lessive dans les deux ruisseaux qui traversent Xidi. Ce village retranscrit au mieux la Chine rurale. À sa lisière, les champs sont cultivés et l'irrigation se fait encore à la main à l'aide de seaux d'eau que les paysans portent en équilibre sur leurs épaules. Pour compléter ce paysage d'un autre temps, les collines recouvertes de bambous et de pins se dressent aux alentours, fièrement, et protègent ce vestige des invasions de l'extérieur. Un petit sentier mène au sommet de l'une d'elles, d'où la vue sur le village tout entier est imprenable. Le contraste avec l'agitation de la mégapole chinoise est saisissant. Rien ne semble avoir changé à Xidi, jamais.

xidi

 

LES 4 AUTELS DE BEIJING

Après le transfert de la capitale des Ming vers Pékin, les sacrifices au Ciel et à la Terre, au Soleil et à la Lune se sont d'abord déroulés dans le Temple du Ciel. Il faut attendre 1530 pour que le Ciel, la Terre, le Soleil et la Lune fassent l'objet d'un culte séparé… et nous laissent un héritage à la valeur inestimable.

Le Temple du Ciel – le parc Tian tan

Le-Temple-du-Ciel

Il était le lieu où les empereurs Ming et Qing venaient célébrer les rites et faire des sacrifices en hommage au Ciel, dans l’espoir d’avoir de bonnes récoltes. Bâti durant le règne de l’Empereur Yongle, entre 1406 et 1420, il était autrefois baptisé le Temple du Ciel et de la Terre, avant d’être agrandi et renommé Temple du Ciel pendant le règne de l’Empereur Jiajing.
Le Temple est situé à l'extrémité sud de la vieille ville de Beijing, dans le district de Xuan Wu. Il est grand de 273 hectares et représente près du double de la Cité Interdite. Sa symbolique reste très sacrée, puisque les tablettes du Ciel ainsi que celles des Empereurs décédés sont conservées dans la voûte céleste impériale, à l’intérieur du Temple.

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Le Temple de la Terre – le parc Ditan

Il a été bâti sous la dynastie des Ming. À l’instar du temple du Ciel, il était le lieu de sacrifices et de rituels en l’honneur du dieu de la Terre. Il a une forme carrée correspondant à la symbolique atttribuée à la terre selon l’ancienne tradition chinoise : carrée et jaune (le ciel était, par opposition, rond et bleu). Grand de 37 hectares, le site comprend aujourd’hui la Salle Huangdi, le Palais de l’abstinence Zhaigong mais aussi un Pavillon pour les sacrifices d’animaux domestiques et une Tour. De nombreux arbres furent plantés dans le jardin dont 168 ont plus de 100 ans et 80 ont plus de 300 ans.

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Le Temple de la Lune – le parc Yuetan

Construit en 1530 sous le nom de Temple de la Lune et de la Nuit, il était le lieu de culte des Empereurs Ming et Qing venus adorer le dieu des étoiles. Il est le plus petit des 4 autels de Beijing. Ouvert en 1955 en tant que parc public, il est un somptueux mélange de traditions et de modernité. En 1983, il a été rénové avec de nombreuses attractions portant sur le thème de Lune. On peut y admirer le pavillon Lanyue, le Pavillon Jiyue, le Pavillon Yuegui, le Palais Yuetan, l'étang de la lune, le pont et la sculpture de la déesse de la lune. Aujourd'hui le parc se trouve à l'ouest de la rue Nanlishi. Le parc couvre plus de 8 hectares et il est très boisé. Au nord du parc se trouve d'anciens bâtiments comme le temple de la Lune, le palais Jufu, le Shen Ku, le Shen Chu et le pavillon  Zaisheng. Au sud du parc se trouve la nouvelle zone appelée le jardin Yaoyue (invitation de la lune) ou on peut profiter des monuments comme le palais Changong (Palais du crapaud), le TianXiangyuan (jardin de parfum céleste), le pavillon Lanyueting (Pavillon de réjouissance de la Lune) et le pavillon Yueguiting. Le parc est lieu de repos ou visiteurs et locaux se côtoient en paix.

Le Temple du Soleil – le parc Ritan

Il est situé dans l’arrondissement de Chaoyang, à 10 km du centre de Pékin. Construit en 1530, pendant la 9e année du règne de l'empereur Jiajing de la dynastie Ming, il est un lieu culturel d'intérêt pour les amateurs de jardins classique. Avant la fondation de la République populaire, de nombreux bâtiments et structures ont été vandalisés et pillés. Les empereurs des dynasties Ming et Qing y vénéraient le dieu du Soleil. 44 arbres rares anciens agrémentent le parc. 

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LE CIMETIÈRE MING

Situé dans le district de Changping, à environ 50 kilomètres au nord- ouest de Pékin, le site des tombeaux de la dynastie impériale Ming a été scrupuleusement choisi en fonction de la croyance « Feng- shui » :la zone des tombes, au milieu de laquelle coule une rivière, est protégée par de hautes montagnes verdoyantes sur ses trois côtés. Le cimetière impérial couvre une superficie de 120 kilomètres carrés et représente 13 mausolées : 13 empereurs de la dynastie Ming y reposent en compagnie de 23 impératrices. Toutes ces tombes partagent le même chemin sacré : une avenue au milieu de la zone de la tombe.

Plusieurs décennies après la mort du dernier empereur Ming, l’empereur Shunzi de la dynastie des Qing agrémenta la dernière tombe Ming en ajoutant de la tuile à l’architecture du terrain.
Les touristes pénètrent dans le site par la « Voie des Esprits » des deux côtés de laquelle se dressent 36 sculptures en pierre dont 24 représentent des animaux et 12 des figures humaines. Elles symbolisaient l’autorité suprême et la dignité des empereurs qui se poursuivaient même au- delà de la mort. Toutes ces imposantes sculptures en pierre dépassent 30 mètres cubes de volume. Dans les temps anciens, en l’absence de machines modernes et de véhicules, elles ont été transportées uniquement grâce à la force des Hommes.