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Peuple autochtone de Nouvelle-Zélande, les Maoris possèdent une culture riche aux racines polynésiennes. Les tatouages maoris, aux motifs intriqués, et le haka, danse cérémonielle à l’allure féroce, en sont les expressions les plus populaires à travers le globe. Un héritage qui a su s’adapter au monde moderne, tout en conservant ses fondements.

D’après les recherches archéologiques, on estime que les Maoris qui habitent la Nouvelle-Zélande sont arrivés au XIIIe siècle. La tradition orale de ce peuple parle de longs déplacements sur des canoës immenses embarquant chacun une centaine de passagers, des bagages et même de petits jardins pour conserver des plantes maraîchères. Ces hommes, femmes et enfants auraient fait le voyage depuis Hawaiki, l’île mythique d’où viendraient tous les peuples polynésiens, et ont accosté à Aotearoa, le « Pays du long nuage blanc ». Avec eux, ils ont emmené une société organisée en tribus (iwi), elles-mêmes subdivisées en groupes familiaux élargis (whanau). Ils ont aussi fait voyager leur langue, te reo maori, et leurs coutumes. Les différents aspects originels ont évolué au cours des siècles pour former une culture unique. 

Les traditions maories mises à mal, puis reconnues

Les traditions maories mises à mal, puis reconnues

En parallèle, les Européens découvrent ce territoire et les Anglais s’y installent à partir du XIXe siècle. La signature du Traité de Waitangi en 1840 entre les Anglais et les tribus maories officialise l’établissement d’une colonie britannique dans ce pays de l’océan Pacifique. Petit à petit, la culture occidentale domine la culture autochtone. Alors que certaines de leurs terres leur sont confisquées, les Maoris sont sommés d’abandonner leur langue, et leurs traditions méprisées. Jusqu’aux années 1970, une décennie charnière pour ce peuple fier qui décide de revendiquer ses droits. Il se replonge dans sa culture ancestrale et en réapprend les fondements au cœur des marae, maisons communes typiques très présentes dans certaines régions. 

Cette prise de conscience a permis à la culture maorie de renaître, pour occuper désormais une place privilégiée en Nouvelle-Zélande. Le reo maori figure dans la liste des langues officielles du pays, aux côtés de l’anglais et de la langue des signes, et son enseignement est encouragé. Les motifs traditionnels décorent les bâtiments publics et les protocoles maoris sont largement intégrés aux cérémonies du gouvernement. Ta moko, le tattoo maori aux courbes et aux dessins caractéristiques ornait autrefois la figure des guerriers exceptionnels, le corps des hommes et le menton des femmes. Moins présents sur les visages, les tatouages sont aujourd’hui adoptés par l’ensemble de la société néo-zélandaise, où il est bien accepté. 

La nature, élément central de la culture maorie

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La nature tient une place prépondérante dans le mode de vie des Maoris. La religion maorie, extrêmement pratiquée avant l’évangélisation du peuple, lui accorde d’ailleurs une importance centrale. L’océan, le vent, l’air… sont autant d’éléments déifiés. Cette relation avec l’environnement contribue à renforcer l’image d’un pays respectueux de la Terre. 

La culture et le peuple maoris continuent de faire face à des défis importants dans la Nouvelle-Zélande contemporaine. Mais ils font maintenant partie intégrante de l’identité nationale. Le musée du Mémorial de Guerre d’Auckland (Auckland War Memorial Museum) ou le musée Te Papa de Wellington possèdent de larges collections d’objets maoris. Au musée d’Auckland ou à Rotorua, ville qui a conservé au cours du temps une forte présence maorie, des spectacles de qualité plongent le visiteur dans une tradition multiséculaire. Explorer ces lieux ou assister à une représentation culturelle ouvre au novice une porte sur des coutumes fascinantes.