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Parmi les premières images qui s’invitent dans nos esprits lorsque l’on pense à l’Inde apparaissent les vêtements portés par les femmes comme par les hommes. Un véritable festival de couleurs, des tissus chatoyants à la texture soyeuse et aux broderies riches et délicates incarné par un vêtement en particulier : le sari indien. Cette longue pièce de textile atteignant parfois 10 mètres de long, que la femme plie savamment autour de sa taille et ramène au-dessus de son épaule, apparaît comme la tenue traditionnelle indienne féminine emblématique. Ce qui n’est pas complètement faux. Pour l’homme au contraire, il se résume à une longue tunique portée au-dessus d’un pantalon.

Une multitude de traditions  

Pourtant, après seulement quelques minutes à déambuler dans les rues de Delhi, il faut bien se rendre à l’évidence : les vêtements traditionnels en Inde sont d’une très grande diversité. Ce qui n’est pas si surprenant. Du nord au sud, l’Inde se compose d’une multitude de cultures aux traditions vestimentaires différentes. Toutefois, certains vêtements indiens ont réussi à obtenir un consensus dans l’ensemble du pays.  

Le sari en fait bien sûr partie, si l’on considère tout d’abord les vêtements indiens pour femme. Son port et son drapé vont différer d’une région à l’autre, mais aussi en fonction de la caste de celle qui le porte. Très populaire, le salwar kameez est originaire d’États du Nord comme le Pendjab, l’Himachal Pradesh ou l’Haryana. Il se compose du kameez, une tunique indienne pour femme qui descend jusqu’au genou, appelée aussi kurti lorsqu’elle est plus courte et anarkali lorsqu’elle atteint presque les pieds. Le salwar est le nom donné au pantalon bouffant qui l’accompagne. Il est souvent remplacé par un churidar, plus près du corps et considéré comme plus moderne. La tenue en Inde de la femme peut aussi prendre la forme d’une jupe, comme le montre le très élégant ghagra choli originaire du Rajasthan.  

Du-pajama-au-dhoti

Du pajama au dhoti

Pour les hommes, la tenue indienne traditionnelle fait souvent intervenir une tunique plus ou moins longue. On l’appelle kurta pajama lorsque le pantalon se fait large. En effet, ce fameux pyjama qui accompagne nos nuits occidentales trouve son origine dans un vêtement indien. Si le pantalon est plus resserré et forme des plis au-dessus des chaussures, cette tenue se nomme kurta churidar. Entre le nord et le sud du pays, la tradition vestimentaire masculine diffère énormément. Les hommes du Sud de toutes positions sociales n’hésitent pas à arborer le dhoti, une pièce de tissu qu’ils replient autour du bas du corps pour donner un vêtement ample plus ou moins long. Le Mahatma Gandhi a notamment «popularisé» en Occident l’image de cette tenue, normalement réservée aux paysans dans le Nord. Le lungi suit le même principe que le dhoti, mais il est plus coloré et porte des motifs rayés ou des carreaux.  

Traditionnellement, le vêtement indien privilégie les matières simples, durables et naturelles telles que le coton. Le polyester et d’autres matières synthétiques font cependant de plus en plus leur apparition dans les échoppes traditionnelles. Enfin, le vêtement indien pour les mariages se démarque toujours par son faste et sa beauté. Les femmes revêtent généralement un sari rouge rebrodé de fils dorés. La soie est un matériau utilisé pour les tenues féminines et masculines. Le costume hindou de l’homme, surtout dans le Nord, prend la forme d’un sherwani. Le pantalon est surmonté d’une tunique qui s’apparente à un manteau sans col et porte souvent des motifs de brocart.  

Ces élégantes tenues traditionnelles ont toujours leur place lors de cérémonies. En parallèle, l’Occident influence de plus en plus la tenue indienne. Porter kameez et kurtas avec un jean est maintenant la norme.