Phénomène culturel mondial et exportation la plus rentable de la Corée du Sud selon le Time Magazine, la K-pop n’en finit pas de conquérir ondes radio, plateformes de partage de vidéos et salles de concert. Initié en 1992 par le groupe Seo Taiji & Boys, ce genre musical enregistre des profits records depuis maintenant 25 ans.

 

Qu’est-ce que le phénomène K-pop ?

Le mot K-pop est l’abréviation de « Korean pop music ». Ce style musical issu de la Corée du Sud rencontre un énorme succès commercial depuis les années 90. Les groupes de K-pop sont souvent des boys bands et des girls bands, réalisant des chorégraphies minutieusement synchronisées tout en chantant des refrains entraînants, en coréen et en anglais. L’Institut National de l’Audiovisuel donne pour définition de la K-pop : « une musique de synthèse accompagnée de chorégraphies calibrées au millimètre, portée par des chanteurs séduisants, à la pointe de la mode ».

Le genre fusionne les inspirations rock, dance, hip-hop et R&B. Les chansons, faciles à retenir, sont reprises en chœur par les milliers de fans qui se déplacent à chaque concert, en Corée du Sud, mais aussi au Japon, en Chine, en Amérique et en Europe.

 

La success story de la K-pop

A la fois audio et visuelle et couvrant des styles musicaux variés et appréciés du grand public, la K-pop se diffuse facilement. En plus des millions d’albums vendus, les artistes de K-pop enregistrent des chiffres de visionnage records sur YouTube.

Après les premiers succès au début des années 90 et le déferlement de la « hallyu », terme chinois pour cette vague culturelle d’origine sud-coréenne, la K-pop connaît un creux. Mais avec l’arrivée d’internet, le marché de la musique K-pop double ses ventes au milieu des années 2000. L’identité artistique de chaque groupe fait l’objet d’un marketing soigné. L’industrie musicale sud-coréenne est ainsi menée par trois maisons de production, appelées les « Big Three » : SM Entertainment, YG Entertainment et JYP Entertainment. Ces dernières créeront de nombreux boys et girls bands, jeunes et ambitieux artistes directement recrutés, formés et assemblés par ces labels. Chaque membre du groupe développe ensuite sa personnalité propre, à laquelle les fans peuvent s’identifier.

Depuis 2010, la K-pop vise la scène internationale, notamment les États-Unis et l’Europe, à travers des collaborations avec des artistes étrangers et des séries de concerts. Avec succès, puisqu’en 2017, le groupe de K-pop BTS (« Bangtan Sonyeondan » ou Bangtan Boys) bat Justin Bieber aux Billboard Music Awards, en remportant le titre de « Top Social Artist ».

 

Les plus célèbres groupes de K-pop

K-pop

©AIKEN

L’un des tout premiers groupes d’idoles sud-coréens fut donc Seo Taiji and Boys, découvert grâce à un concours de talent en 1992. Ils furent suivis par le groupe H.O.T., pour « High-five Of Teenagers », qui rencontra le succès en 1996. À partir de 2013, c’est le groupe BTS qui explose en popularité aux quatre coins du monde.  

À l’image de BTS ou H.O.T, le nom des groupes est souvent en anglais ou abrégé, pour s’exporter plus facilement : Super Junior, Block B, VIXX, BtoB, B1A4… Les groupes de K-pop féminins trouvent aussi leur public. En 2009, les filles du groupe de K-pop Wonder Girls entrent ainsi au classement américain Billboard Hot 100, une première pour un groupe coréen ! Il suffit de consulter la page musique du site d’information sur la culture K-pop Soompi pour s’en rendre compte : les girls bands Mamamoo, Momoland, Red Velvet ou Brown Eyed Girls en font bien souvent la une.

La France de son côté n’est pas non plus indifférente à la vague pop coréenne. En effet, le 2 juin 2016, l'Hexagone devient le premier pays européen à accueillir le KCON, le plus grand festival de musique K-pop au monde.

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