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La Bretagne est une des régions historiques les plus célèbres de France. Intimement liée à l’Histoire de France mais aussi de l’Angleterre, notamment pour l’étroite relation qu’elle entretient avec les légendes arthuriennes, la région a un patrimoine historique et culturel quasi-légendaire.

 

LA FORET DE BROCELIANDE ET LE MYTHE ARTHURIEN

 LA FORET DE BROCELIANDE ET LE MYTHE ARTHURIEN


La forêt de Paimpont, identifiée comme étant la forêt de Brocéliande, est connue pour être l’une des scènes les plus populaires dans les écrits arthuriens dès le 12e siècle. Théâtre de magie, foyer des druides et des fées, cette forêt de 9 000 hectares passionne et interpelle les voyageurs de tout temps. Le mythe arthurien, dont l’historicité reste encore aujourd’hui une véritable énigme, n’y est pas étranger. Merlin a-t-il vraiment existé ? Arthur n’a-t-il jamais foulé le sol de la forêt de Brocéliande ? Tant de questions persistent autour de cette forêt qui se compose de plusieurs sites qui désaltèreront les voyageurs assoiffés de légendes et de mystères.


Le Val sans retour, domaine de la fée Morgane

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Le Val sans Retour est la maison de la fée Morgane qui, comme le veut la légende, y aurait jeté une malédiction : tout homme infidèle foulant le sol du Val sans Retour y verra son âme emprisonnée à tout jamais.
À l’entrée du Val se trouve l’étang du miroir aux fées. Sa surface endormie semble délimiter la frontière du réel. L’étendue d’eau, nappée dans le creux de la vallée, aurait servi de demeure à 7 fées. L’on dit que les voyageurs curieux qui se penchent au-dessus du Miroir aux fées pourront y apercevoir leur silhouette.
Plus loin se trouve l'Arbre d'Or. C’est une œuvre d’art de François Davin datant de 1991, construite un an après le terrible incendie qui a ravagé une large parcelle de la forêt. L'arbre est entouré de bois calciné laissé en l’état, pour symboliser la renaissance de Brocéliande. Il représente également le grand Merlin : ses branches en forme de bois de cerf symbolisent le mage qui avait pour habitude de se changer en un cerf aux pattes blanches pour échapper aux Hommes.


Le tombeau de Merlin


Merlin apparaît dans la littérature à partir du 12e siècle. Druide, enchanteur ou encore sorcier, il revêt de nombreux costumes... mais c'est surtout en tant qu’intime conseiller du légendaire roi Arthur qu'il est célèbre. Ce sont des riverains qui auraient retrouvé son tombeau à Brocéliande, vers le 19e siècle. Comme le veut la légende, la fée Viviane voulant le garder auprès d’elle à tout jamais aurait enfermé son âme ici, au coeur de la forêt, afin de l'empêcher de faire ses allers-retours à Kaamelott. 


La fontaine de jouvence

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Non loin du tombeau de Merlin, l’on dit que cette modeste fontaine était autrefois majestueuse. Dans les écrits, il est raconté que les nouveau-nés étaient recensés lors du solstice d’été par les druides et lavés dans la fontaine. Les parents n'ayant pas pu amener leur enfant l’année de sa naissance l’emmenaient l’année suivante : il était alors considéré comme nouveau-né et était donc rajeuni d’un an. Cette coutume est à l’origine  de la légendaire Fontaine de Jouvence.

 

SAINT-MALO, LA MYTHIQUE CITE CORSAIRE

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Saint-Malo a toujours été dans l’ombre de la cité voisine d’Alet... jusqu’au début du premier millénaire, où elle s’imposa face à sa rivale qui commencera à s’affaiblir face aux attaques vikings. La cité malouine va dès lors devenir un port très important grâce à la découverte de l’Amérique et des Indes. La ville devient prospère grâce au commerce. 
Durant les 16 et 17e siècles, la ville fut désignée par les pouvoirs en place comme étant officiellement cité corsaire : elle devient le bastion de nombreux navires corsaires. Ils sont à différencier des pirates car sont débauchés par le roi afin de traquer et harceler les navires ennemis. La ville fut la demeure de célèbres corsaires et explorateurs, parmi lesquels on peut citer Robert Surcouf, qui mena la guerre aux navires anglais durant de longues années, ou Jacques Cartier, célèbre explorateur à l’origine de la découverte du Canada et d’une partie des Etats-Unis d’Amérique.
Saint-Malo est gardée par 4 forts célèbres, qui devinrent son principal système de défense côtier. Ce sont les 4 forts Vauban. Ils ont été édifiés à la fin du 17e siècle sur ordre de Louis XIV pour protéger la ville des attaques anglaises et hollandaises. Aujourd’hui, ces 4 bastions doivent leur survie à des passionnés de patrimoine, qui, après la destruction partielle des forts durant la seconde Guerre mondiale, s’investissent depuis des années pour leur restauration.


Le Fort National 

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Le fort National est proche de Saint-Malo, : il est accessible à pied à marée basse depuis la plage de l’Eventail. Propriété de la même famille depuis 1927, le Fort National a bénéficié de fonds de l’Etat et de la région pour restyaurer une partie de ses remparts fragilisés. Le fort accueille aujourd’hui plus de 20 000 visiteurs par an, ce qui lui permet d’être entretenu régulièrement.


Le Petit Bé

Le Petit Bé


Il est situé à 700 mètres des remparts de Saint-Malo et à quelques dizaines de mètres du Grand Bé qui abrite la tombe de Chateaubriand. Propriété de l’armée, il sera laissé à l’abandon pendant plus d’un siècle, jusqu’à ce qu’un passionné des forts Vauban décide de lui redonner vie, alain-Etienne Marcel. Il a voulu la restauration des forts à l’identique en se basant sur des documents d’architecture originaux.


La Conchée


Il fût le fort plus difficile à bâtir. Quelques temps après le début des travaux, dans une lettre à Louis XIV, Vauban écrit que le fort de la Conchée sera la meilleure forteresse du royaume et donc la plus difficile à bâtir. Les travaux débutés en 1692 ne s’achèveront en effet qu’en 1730. Situé à un peu moins de 4 kilomètres des remparts de Saint-Malo, le fort de la Conchée fût abandonné à l’état de ruine après la seconde Guerre. 


Harbour


Situé à environ 3 kilomètres à l’ouest de Saint-Malo, Fort Harbour fait face à Dinard : un emplacement stratégique puisqu’il permettait de protéger deux axes majeurs d’accès à la cité corsaire. Mais c’est aussi le plus secret, car interdit au public. Autrefois propriété d’Alain Delon, il appartient depuis 1981 à un homme dont on ignore encore l'identité.