Créé en 1443 par le roi Sejong le Grand pour combattre l’illettrisme, l’alphabet coréen hangul (parfois orthographié hangeul) diffère des autres alphabets asiatiques, principalement constitués d’idéogrammes et difficiles à appréhender. Comprendre et écrire le coréen demande un peu de patience pour les Occidentaux, mais l’exercice ne manque pas de logique !

 

L’histoire de l’alphabet coréen

Le mot hangul possède une signification forte : le « Grand alphabet », ou encore « première écriture de l’univers ». Son caractère unique tient du fait qu’il n’a pas d’origine précise, mais qu’il a été inventé scientifiquement.

Le hangul est l’alphabet officiel de la Corée du Sud depuis 1446. Plus facile à comprendre que le Hanja, alphabet chinois composé de 3500 signes employé jusqu’alors dans la région, il est créé 3 ans plus tôt par le roi Sejong le Grand, passionné de linguistique. Longtemps méprisé par les érudits pour sa simplicité, il fut même interdit en 1504 avant d’être réhabilité en 1896.

Pendant l’occupation japonaise (1905-1945), le système linguistique est devenu un symbole de l’indépendance culturelle de la Corée. Dans les années 20, de nombreux poètes composent des vers en hangul pour marquer leur résistance.

L’alphabet hangul est célébré chaque année le 9 octobre, jour de fête nationale. En 1989, un prix a été créé par l’UNESCO pour honorer l’œuvre pour l’alphabétisation du Roi Sejong qui possède, depuis, une statue à son effigie à Séoul, mais aussi plusieurs centres commémoratifs. Aujourd’hui, l’alphabet a fait ses preuves : 100 % de la population coréenne sait lire et écrire.

Pour ceux qui souhaitent se plonger réellement dans la culture locale, il faut savoir que le hangul coréen est composé, comme notre alphabet, de 24 lettres, dont 14 consonnes et 10 voyelles. Les caractères constitués de bâtonnets présentent des formes simples. Les Coréens écrivent de gauche à droite et empilent les lettres dans de petites cases imaginaires, mais lisent de haut en bas. À Séoul, il est possible d’apprendre le hangul lors de séminaires d’une journée ou de plusieurs semaines dans de grandes universités. Vous pouvez aussi visiter le musée entièrement dédié à l’alphabet, situé dans la capitale !