Back to top

Au Japon, la gastronomie est élevée au rang d’art. Et la préparation des sushis et makis ne fait pas exception ! Au pays du Soleil Levant, le futomaki, à la forme généreuse, est même ancré dans les traditions. Lumière sur ce généreux roulé qui ne fait pas dans la demi-mesure. 

Le maki : une invitation au pays du Soleil Levant

Plat traditionnel japonais, la réputation des makis n’est plus à démontrer : ces roulés, plus communément appelés rolls, invitent à un voyage culinaire d’exception. Sur les marchés de Tokyo, les chefs multipliant les gestes minutieux préparent devant les curieux ce hors-d’œuvre aux traditions millénaires. Ils étalent d’abord une fine couche de riz dans une feuille de nori, l’algue cendrée. Le maki se compose ensuite à l’envi, avec poisson frais ou volaille, légumes ou algues, œuf ou cream cheese. Dans une chorégraphie millimétrée, le makisu, la natte à sushi, s’enroule ensuite autour des ingrédients pour créer les savoureux makis.

Attention cependant aux amateurs de spécialités asiatiques : il faut bien faire la différence entre maki et sushi ! Si le premier se reconnait par son enveloppe au nori, le second est composé essentiellement de riz vinaigré auquel se marient idéalement les poissons crus et fruits de mer. Les sashimis quant à eux, fines tranches de poisson cru, régalent les papilles des gourmets accompagnés de sauce soja et wasabi. 

Le futomaki, le généreux maki

le-futomaki-le-genereux-maki

La différence entre le maki et le futomaki ? Contrairement au maki qui se savoure aisément avec des baguettes, le futomaki dispose d’un généreux diamètre atteignant les 5, voire 6 centimètres. Tel le maki, ce rouleau est habillé d’un fin ruban de nori. Il est ensuite composé généralement d’unagi, une anguille d’eau douce prisée par les Japonais, puis d’une grande variété de légumes. 

Sa particularité ? Le futomaki peut parfois être garni jusqu’à dix aliments : tamagoyaki, une omelette roulée japonaise, concombre, champignons, crabe, avocat, thon ou gingembre mariné. 

Pour les Japonais, la taille de cette spécialité de maki est avant tout synonyme de convivialité et de gourmandise, le futomaki se dégustant tel un burrito parfumé et épicé. Mais cette spécialité asiatique est également ancrée dans le patrimoine. 

Un maki appelé futomaki… sauf le 3 février !

Car si le futomaki est consommé toute l’année en Asie, le maki est sublimé le 3 février pour Setsubun, jour du changement de saison où les Japonais chassent, par différents rites, les mauvais esprits qui se sont installés dans les foyers durant l’hiver. La coutume a vu le jour au VIIIe siècle, mais devient festive à la fin de l’ère Edo, sous l’impulsion des marchands d’Osaka. 

L’une des traditions du Setsubun consiste à jeter des graines de soja ou des haricots par la fenêtre des foyers afin d’attirer la bonne fortune en criant « Oni Wa soto, Fuku wa Uchi », littéralement « Diables dehors, le bonheur à l’intérieur ». Mais il est un autre rituel gourmand lors de ce jour de fête : savourer un futomaki, renommé pour l’occasion ehomaki, « Eho » signifiant « direction ».

La feuille de nori et le diamètre généreux du futomaki symbolisant le bonheur et la force des liens familiaux, le maki doit être dégusté selon une certaine orientation déterminée en fonction du signe du zodiaque de l’année en cours et en une seule bouchée ! Il se murmure que les aventuriers ayant relevé le défi auront de la chance jusqu’à la fin de l’année. 

Si le futomaki est ancré dans les traditions japonaises, il demeure avant tout un met prisé par les amateurs de gastronomie asiatique.