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Ancienne capitale de la Perse, la ville de Shiraz en Iran est une cité romantique, empreinte de poésie et parsemée de jardins dans lesquels chantent les rossignols et fleurissent les roses. Ville principale de la région du Fars, elle a vu naître deux des plus grands poètes perses, Saadi (1210-1291) et Hafez (1325-1389). Leurs ghazals, poèmes lyriques inspirés des thèmes du soufisme, courant mystique de l’islam, sont des joyaux de la littérature iranienne. Découvrez les plus beaux sites de Chiraz (ou Shiraz), sur les traces des poètes iraniens.

La tombe de Hafez

Située dans les jardins Musalla, au sud de la Porte du Coran, la tombe du poète iranien Hafez est un lieu très visité par ses compatriotes. Conçu par l’architecte français André Godard, le mausolée du XXe siècle, appelé Hafezieh, coexiste avec la pierre tombale du XVIIIe. Le chapiteau est soutenu par huit colonnes et orné d’une coupole en mosaïque bleue.

La tombe de Saadi

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Situé sur une colline au nord de la ville, ce mausolée est aussi l’œuvre d’André Godard (1952). Sur les colonnes sont gravés des vers du poète persan, dont les recueils ont inspiré la littérature européenne des XIXe et XXe siècles, et nombre de proverbes iraniens. On note la présence d’un qanat, tunnel souterrain typique des jardins persans et servant à l’irrigation. 

Le Jardin d’Eram

Le jardin d’Eram est un superbe exemple de jardin persan. Ces derniers sont appelés en langue avestique « pairi-daeza », origine du mot « paradis ». Véritables édens, ils offrent ombre et calme aux Perses recherchant l’inspiration spirituelle et la compagnie de leurs amis. Le jardin d’Eram abrite un magnifique pavillon dont les pièces sont décorées de poèmes de Hafez.

La Mosquée Vakil

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On dit que le poète Hafez était capable de restituer tout le Coran, appris en écoutant les récitations de son père. D’ailleurs, le nom « Hafez » est un titre qu’il s’était lui-même choisi, signifiant « Gardien », sous-entendu gardien des écritures et de la tradition en Iran. La mosquée de Vakil est composée de deux salles voûtées et d’une cour, décorées de « haft rangi » (« Sept couleurs »), céramiques typiques de l’art de Chiraz du XVIIIe siècle.

La Mosquée Nasir-ol-Molk

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Construite entre 1876 et 1887, la mosquée Nasir-ol-Molk est un symbole de l’architecture iranienne, avec sa salle de prière aux colonnes torsadées éclairée par les faisceaux multicolores des nombreux vitraux. Elle est surnommée la Mosquée Rose, en référence à ses mosaïques teintées.

Le Bazar de Vakil

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Le bazar de Vakil est l’un des plus beaux marchés couverts orientaux, avec ses allées ombragées, ses caravansérails, son hammam datant de la dynastie Zand et ses étals débordant d’étoffes colorées et de tapis. Complétez votre shopping dans les librairies au nord du bazar et procurez-vous le Diwan de Hafez, recueil de poésie dont chaque Iranien connaît au moins quelques vers.

Le mausolée de Shah Cheragh

Incontournable, le mausolée de Shah Cheragh abrite les reliques du frère de l’Imam Reza, huitième des douze imams du chiisme duodécimain. C’est également une mosquée, remarquable par son grand portique en bois et son intérieur orné de mosaïques en miroirs et de dorures.

La citadelle de Karim Khan

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Le fort de Chiraz a été édifié vers 1766 sur les ordres de Karim Khan. Les restes d’un système d’approvisionnement en eau sont encore visibles aujourd’hui. L’eau provenait de la rivière Roknabad, maintes fois citée dans les poèmes de Hafez, comme dans ce célèbre vers : « Échanson, sers le vin qui reste ! Au Paradis tu n’as pas chance de voir les bords du Rouknâbâd ni les allées du Moçalla ».