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Cuba est une immense piste de danse posée au cœur de la mer des Caraïbes. Dans cette contrée latine, rumba, salsa et cha-cha-cha sont puissamment ancrés dans l’héritage de l’île et les écoles de danse fleurissent pour faire découvrir aux voyageurs un véritable art de vivre cubain.  

La rumba, un art classé au patrimoine mondial de l’UNESCO

Dans les années 1830, la rumba est apparue dans les quartiers marginalisés de La Havane, dans les bidonvilles et dans les ports. Elle est le résultat d’un métissage entre les percussions des esclaves africains et des mélodies européennes. Véritablement festives, ces mélodies sont accompagnées de pas de danse improvisés, issus des rites et des cultes africains imitant les parades nuptiales des animaux. Ainsi naquit la rumba, qui se veut la matérialisation lascive des relations amoureuses entre l’homme et la femme.  

Les pas dégagent de la sensualité, de la grâce et de la joie visant à rapprocher les individus, peu importe leur classe sociale, leur âge et leur origine ethnique. Dans les Casa de la Musica à Cuba, une chorégraphie de Rumba met en scène une querelle entre un homme et une femme, mimant attraction et rejet, chacun des deux souhaitant imposer sa domination sur l’autre... même si le masculin l’emporte toujours à la fin!

Sous l’impulsion de Xavier Cugat, la Rumba devient une danse de salon en 1930 et fera son entrée dans les compétitions dans la catégorie danse latine.

Véritablement ancrée dans la culture cubaine, témoin de sa riche histoire et de sa mixité sociale, la rumba a été classée au patrimoine immatériel de l’humanité en 2016.  

Aux origines du cha-cha-cha il y a... le mambo!

Pour trouver les origines du cha-cha-cha à Cuba, il faut remonter à la fin des années1940 alors que La Havane est une des destinations les plus prisées des riches Américains. Le soir, restaurants et cabarets deviennent le théâtre de concerts improvisés où artistes locaux et musiciens américains marient avec élégance notes de jazz et airs de rumba pour créer le mambo.  

Les danseurs cubains s’emparent très vite de cette nouvelle mélodie rythmée en 4/4, permettant un enchaînement de pas rapides entremêlés de quelques acrobaties. Pour reprendre leur souffle, les danseurs introduisent des mouvements plus simples, appelés «chatch», évoquant le glissement des pieds sur le sol.

En 1953, le violoniste cubain Enrique Jorrain, musicien de l’âge d’or du mambo, remarque que cette danse n’est pratiquée que par des danseurs avertis, le grand public délaissant le style pour la rumba. Le compositeur imagine alors des mélodies moins syncopées, tel son tube Enganadora, plus facile à danser. Un succès immédiat avec des danseurs débutants comme émérites enchaînant des pas dérivé du «chatch»... qui deviendra le cha-cha-cha.

La salsa, la danse de salon la plus populaire  

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Au pays du Buena Vista Club, la salsa est reine. À la fin des années 1960, ce style de danse traditionnelle puise ses origines dans le son, le mambo, le cha-cha-cha et le jazz. Un véritable métissage qui rend ses chorégraphies à la fois sensuelles et énergiques. Si vous posez vos valises à Cuba, il vous sera difficile de réfréner l’envie de suivre un cours de salsa dans les nombreuses écoles de La Havane!

Le soir venu, c’est au Club 1830, baptisé Mil Ocho, qu’il faudra mettre ces cours en pratique. Situés à l’extrémité du Malecon, sur l’embouchure du Rio Almendares, les lieux vous invitent à une immersion totale au pays de la salsa! Les jeudis et dimanches, au cœur d’un jardin parsemé de fontaines et de tables en fer forgé offrant une vue sur la baie, près de 200 danseurs avertis viennent enflammer la piste, se lançant parfois dans des compétitions improvisées. Un spectacle unique !

De la rumba au cha-cha-cha en passant par le mambo et la salsa, la danse cubaine traditionnelle est véritablement ancrée dans le quotidien des Cubains, offrant des spectacles uniques à chaque voyageur qui posera ses valises à La Havane, Santiago de Cuba ou Trinidad.