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A 17 km au nord-est de Tunis

Parmi les luxueuses maisons et la belle végétation de pins, figuiers, eucalyptus, palmiers et oliviers, la zone résidentielle chic des environs de Tunis dissimule des sites archéologiques inscrits au patrimoine de l’Humanité par l’Unesco. Le vaste ensemble de ruines retrace plus de vingt siècles d’histoire, à partir de la fondation de Carthage, à la fin du IXe siècle av. J.-C. Elle connut son premier âge d’or vers le Ve siècle av. J.-C., profitant de sa situation stratégique sur le golfe de Tunis pour développer son influence commerciale. Elle réussit même, durant les guerres puniques, à faire trembler Rome, mais cette dernière finit par triompher et Carthage fut détruite en 146 av. J.-C. Pour être ensuite reconstruite par les Romains et désignée par l’Empire comme capitale de la province d'Afrique. Les vestiges que l’on peut visiter remontent à ces différentes époques. On devine l’ancien port punique avec ses deux bassins communicants : l’un rectangulaire, destiné aux navires de commerce, l’autre circulaire, à vocation militaire. Le Tophet est le sanctuaire punique constituant un cimetière avec des stèles votives sur les tombes. De la civilisation romaine, il reste plus d’édifices : théâtre et amphithéâtre, villas et citernes et surtout les thermes d'Antonin. Ces derniers, qui couvrent 3,5 hectares, font partie des plus grands du monde romain, après les thermes de Caracalla et de Dioclétien, tous deux situés à Rome. Démolis par les Vandales, les bains se devinent à travers le système de canalisation d’eau et de chauffage par le sol, appelé hypocauste. Le musée de Carthage permet de visualiser la grandeur de la ville punique puis romaine par des maquettes et des collections de mosaïques, sarcophages, urnes, bijoux, pièces de monnaie, statues, etc.

Crédit photo : Dereje Belachew