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Au cœur du Centre Rouge australien, l’imposant Uluru se dresse dans un paysage aride et désertique. À la fois site sacré et haut lieu du tourisme sur l’île continent, il donne un spectacle mystérieux et fascinant, changeant au gré de la course du soleil. Promenons-nous autour d’un rocher mythique.

Uluru, l’un des emblèmes de l’Australie

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Aussi appelé « Ayers Rock » par les Australiens, Uluru fait partie du parc national d’Uluru - Kata Tjuta. Il a été vu pour la première fois par un Européen, Ernest Giles, en 1872, puis visité l’année suivante par William Gosse. Il est à l’origine une terre sacrée qui appartient aux Anangu, des Aborigènes établis dans la région, issus notamment des peuples Pitjantjatjara et Yankunytjatjara. Ce rocher est le deuxième plus grand inselberg de la planète (une montagne-île), avec 348 mètres de haut, 1,9 kilomètre de large et 9,4 kilomètres autour de la base. Il s’enfonce profondément sous la terre. Il serait vieux de plus de 530 millions d’années. Son relief particulier vient de la composition de la roche, de l’arkose, un grès sédimentaire cristallin qui résiste à l’érosion. Classé au patrimoine de l’UNESCO, ce site est devenu réellement touristique au début des années 50. De nos jours, il accueille plus de 250 000 voyageurs chaque année, attirés par sa splendeur et l’opportunité d’en apprendre plus sur la culture aborigène.

Selon les Anangu, le monde a pris forme pendant le Tjukurpa, le « Temps du Rêve », et Uluru aurait été érigé par l’activité et les voyages de leurs ancêtres. Le témoignage de leur passage serait inscrit dans les « cicatrices » présentes sur les flancs de la montagne sacrée. Une autre légende veut que le trou d’eau de Mutitjulu, à la base d’Uluru, soit encore aujourd’hui gardé par Kuniya, la femme python.

Comment visiter l’Ayers Rock ?

Comment visiter l’Ayers Rock

À moins d’opter pour une arrivée en avion dans le minuscule aéroport de Yulara, on rejoint Uluru via des centaines de kilomètres de pistes. Un trajet qui est déjà un voyage en soi ! Lorsqu’au terme de cette route éprouvante, la montagne sacrée apparaît, monumentale, on se dit qu’on a vraiment bien fait de venir. Impossible de ne pas se sentir envahi par l’émotion devant la beauté de ce rocher imposant et énigmatique, dressé au milieu de nulle part, qui change de couleur au fil de la journée. Le point d’orgue est, bien entendu, le coucher du soleil, quand le majestueux Uluru se pare d’or et de rose, avant de se fondre doucement dans la nuit. Un spectacle en tout point inoubliable. 

Il est possible de faire le tour d’Uluru par sa base, une promenade de trois-quatre heures sans aucune difficulté, si ce n’est la chaleur. On découvre ainsi ses nombreuses facettes et on explore les croyances des Aborigènes d’Australie. Ici, une caverne qui témoigne de leur présence par ses roches teintées de fumée et ses peintures rupestres. Là, les trous d’eau utilisés pour l’alimentation et les rites sacrés. Attention, certains des sites traversés, chargés de forces spirituelles pour le peuple Pitjantjatjara, ne peuvent pas être photographiés. 

Faut-il escalader Uluru ? La tentation est grande, surtout qu’une main courante a été installée pour en faciliter l’ascension. Celle-ci demeure néanmoins dangereuse, particulièrement quand le soleil tape fort. La décision vous appartient. Mais, en montant sur le rocher, sachez que vous enfreindrez les traditions et les croyances indigènes…

S’il vous reste du temps, ne manquez pas de faire un détour par les Kata Tjuta, ou monts Olga, des formations rocheuses localisées à proximité. Une boucle de deux heures vous mènera à travers la Vallée des Vents et vous offrira une vue à couper le souffle sur le désert. Vous pourrez même vous baigner dans un point d’eau.