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L’un des treks les plus populaires parmi les marcheurs demeure sans conteste celui qui mène au premier camp de base de l’Everest. Un parcours exigeant, qui permet de se hisser sur le Kala Patthar pour s’offrir une vue inoubliable sur le « toit du monde ». Des guides vous proposent leurs services, mais il est possible de réaliser l’ascension en autonomie et c’est l’option que nous avons choisie ici.

Le trek du camp de base sans guide

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Tout commence avec une arrivée à Katmandou, la nonchalante capitale du Népal, pour réserver l’avion qui vous mènera à Lukla, point de départ vers le camp de base de l’Everest. L’atterrissage est l’un des plus dangereux du monde, sur une piste perchée à 2900 mètres d’altitude et qui ne mesure que 500 mètres de long, au bord d’un précipice. Une fois remis de vos émotions, c’est parti pour un trek qui dure de 10 à 15 jours, en fonction des aptitudes physiques de chacun et de l’acclimatation plus ou moins rapide à l’altitude.

La première étape s’effectue entre Lukla et Monjo, où l’on s’acquitte du droit d’entrée pour le parc national de Sagarmatha et où on fait valider sa carte TIMS, laquelle a pour but de permettre l’organisation des secours en cas d’accident. Il est maintenant temps de rêver un peu, en prenant la direction de Namche Bazar, sur une pente assez raide qui s’étend au cœur de la forêt et qui offre les premières vues sur le sommet de l’Everest. On passe la nuit dans cette petite ville qui regorge de boutiques et on réserve la journée du lendemain pour s’acclimater au mal des montagnes.

Cap ensuite sur Tengboche, qui se situe à 3 830 mètres d’altitude et où l’on peut visiter un monastère coloré, dont les colonnes s’ouvrent sur les cimes enneigées du toit du monde. Reposez-vous quelques heures avant d’entamer l’ascension en bord de crête jusqu’à Dughla, où vous attend le mémorial dédié aux grimpeurs décédés dans leur quête de l’Everest. Lobuche et Gorak Shep vous donnent l’occasion de découvrir les éboulis morainiques du glacier Khangri. On enchaîne sur la rive droite du glacier du Khumbu et, au bout de trois heures d’une marche assez éprouvante, on arrive au pied de la cascade de glace et du camp de base de l’Everest, où les mantras inscrits sur les guirlandes bigarrées s’agitent dans le vent.

Quelques conseils pour le trek du camp de base de l’Everest

Quelques conseils pour le trek du camp de base de l’Everest

Si l’arrivée au camp de base de l’Everest peut constituer l’objectif en soi du trek, préférez poursuivre avec l’ascension du Kala Patthar, qui culmine à 5 643 mètres et dévoile une vue à couper le souffle sur le toit du monde. En s’y rendant l’après-midi, on est sûr de profiter du spectacle inoubliable du sommet de l’Everest allumé par les rayons du couchant.

Un tel trek ne s’improvise pas et nécessite une phase de préparation soignée. Pour vous rendre au Népal, il vous faudra être bien sûr muni d’un passeport encore valide 6 mois après votre voyage, et vous obtiendrez le visa d’entrée à l’aéroport de Katmandou. Vous devrez acheter votre carte TIMS auprès d’une agence ou du Nepal Tourism Board.

Pour entreprendre l’ascension, vous avez le choix entre deux saisons : le printemps (mars-avril), privilégié par une grande majorité de marcheurs, ou l’automne (octobre jusqu’à début décembre), un peu plus calme.

Il fait froid dans la vallée de l’Everest, vous veillerez donc à être équipé d’une grosse doudoune, d’un bonnet et de gants et d’un sac de couchage performant. Prévoyez également de la crème solaire et des lunettes.