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Au sud de la cordillère des Andes occidentale, le Quilotoa est l’un des presque cent volcans d’Équateur. Au fil des siècles, son cratère s’est effondré et a donné naissance à une lagune d’altitude. Celle-ci se gagne au terme d’une courte randonnée, mais pour prolonger le plaisir, vous pouvez opter pour une marche de plusieurs jours le long de la boucle de Quilotoa. Suivez le guide.

Première étape de la boucle de Quilotoa : de Sigchos à Isinliví

Sigchos à Isinliví

Avant de vous lancer sur la première portion de cette route mythique, qui parcourt près de 36 kilomètres dans des paysages grandioses, il vous faudra rallier Latacunga, le plus souvent depuis Quito. Cette jolie petite ville aux habitations immaculées abrite nombre d’hôtels dans lesquels vous pouvez abandonner vos gros sacs le temps de la randonnée. 

Tôt le lendemain matin, vous rejoignez la station de bus pour un trajet de deux heures vers le village de Sigchos, perché à 2 169 mètres et point de départ de la boucle de Quilotoa. Au programme, une marche de 11 kilomètres sans grande difficulté au gré de paysages verdoyants typiques de la campagne andine, sur un dénivelé positif de 400 mètres et négatif de 300 mètres. Le soir, vous ôtez enfin vos chaussures pour vous installer dans l’un deux seuls hôtels du village.

Deuxième étape : d’Isinliví à Chugchilán 

Isinliví à Chugchilán

Il vaut mieux partir tôt le matin pour profiter pleinement des paysages et éviter les orages assez fréquents l’après-midi dans cette région d’Équateur. Aujourd’hui, ce sont 13 kilomètres de randonnée, avec 600 mètres de dénivelé positif et 300 mètres de dénivelé négatif qui vous attendent. Durant 5 à 6 heures de marche, vous plongez au fond d’un canyon pour longer une rivière. Autour de vous, des champs de lupins en fleurs donneront les fèves appelées chochos, dont se régalent les Équatoriens et les Portugais. 

En remontant le canyon, les points de vue impressionnants se succèdent dans un silence infini. Encore quelques centaines de mètres dans ces paysages enchanteurs avant d’arriver au mignon petit village de Chugchilán. Ici, les hébergements sont plus nombreux, mais il vaut mieux réserver un peu à l’avance. 

Dernière étape : de Chugchilán à Quilotoa 

Cette dernière étape se terminera en apothéose avec la sublime lagune de Quilotoa. Cette journée de randonnée sera néanmoins la plus difficile, avec une distance de 12 km à parcourir, au dénivelé positif de 1 000 mètres et négatif de 200 mètres. Il est conseillé de quitter l’hôtel vers 7 h pour arriver suffisamment tôt au cratère et ainsi avoir la chance de bénéficier d’une vue dégagée. Une première descente raide et une montée tout aussi pentue vous attendent avant que vous débouchiez au village de Guayama San Pedro, où vous pouvez vous arrêter pour boire une tisane bien chaude dans une échoppe avec vue sur les sommets abrupts. 

Il ne vous reste plus qu’à parcourir les ultimes mètres pour arriver au cratère. La vue est absolument époustouflante. Le spectacle des eaux turquoise du lac cernées par les falaises vertes demeurera longtemps gravé dans votre mémoire. Après vous être gorgé du panorama, il est temps de regagner le village de Quilotoa. Attention à ne pas se tromper de sentier : celui de droite, bien plus long et comportant quelques passages difficiles emmène à destination en 3 heures, contre une heure pour celui de gauche.

Petite astuce pour ceux qui craignent de se perdre (on vous rassure, le chemin est quand même bien balisé) : pensez à installer sur votre téléphone l’application gratuite Maps.me. Elle vous géolocalise et fonctionne sans connexion Wi-Fi à condition d’avoir au préalable téléchargé la carte du pays.