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La Nouvelle-Zélande se trouve à l’une des extrémités de la fameuse ceinture de feu du Pacifique. L’activité intense qui règne dans les profondeurs de la Terre se traduit à la surface de ce petit pays par la présence de nombreux volcans.

La rencontre de deux plaques tectoniques

La danse perpétuelle des plaques tectoniques poursuit inlassablement sa chorégraphie autour du monde. La Nouvelle-Zélande possède la particularité de s’élever au-dessus d’une zone qui voit la plaque pacifique, de nature océanique, plonger sous la plaque indo-australienne, de nature continentale. Cela produit une énergie phénoménale qui atteint la surface de la Terre sous la forme de séismes ou de volcans auxquels s’associent souvent des éléments géothermiques.

Si l’activité volcanique a contribué à façonner les deux îles néozélandaises majeures et à leur donner des reliefs marqués, les vulcanologues estiment définitivement éteints les volcans de l’île du sud, notamment Lyttelton et Akaroa.

Les paysages de l’île du nord racontent une histoire bien différente. Ce territoire concentre l’essentiel de l’activité volcanique du pays. Cônes presque parfaits et imposants, monticules n’atteignant pas une hauteur de cent mètres, ces montagnes de feu aux formes variées affichent plusieurs types de volcanisme et une grande disparité d’âges. Si nombre de cônes et cheminées sont désormais éteints, bien d’autres sont assoupis ou même actifs. 11 d’entre eux font l’objet d’une surveillance permanente par les scientifiques.

Mont-Ngauruhoe 

On compte parmi ceux-là le mont Ruapehu, au cœur de la région du Central Plateau. Le plus haut sommet de l’île du nord avec une altitude de 2797 mètres est aussi le plus grand volcan actif du pays. Ses pentes enneigées en hiver sont le terrain de jeu favori des amateurs de ski et snowboard. Il s’insère dans un paysage volcanique vaste et impressionnant et compte parmi ses voisins les monts Ngauruhoe et Tongariro, volcans de Nouvelle-Zélande reconnus à travers le monde. Une randonnée d’altitude, « Tongariro Alpine Crossing » voit son itinéraire passer entre ces volcans, au travers de paysages lunaires et à la découverte de lacs aux couleurs féériques.

Un terrible géant endormi

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Au nord de ce groupe de volcans, le lac Taupo représente la plus grande masse d’eau douce du pays. Géant endormi, son réveil pourrait avoir des conséquences dramatiques. Selon des études scientifiques, ce volcan caldeira se trouve à l’origine d’une des plus intenses éruptions que la terre a connues. Cet événement confère au volcan Taupo le titre de « supervolcan » de Nouvelle-Zélande.

Sur les rives du lac, quelques sources d’eau chaude surgissent çà et là, témoignages de l’activité géothermique qui règne dans la région. Au nord-ouest de là, autour de la ville de Rotorua, celle-ci atteint son paroxysme. Geysers, mares de boue bouillonnantes, eaux chargées en minéraux aux températures différentes, bassins colorés par le soufre et des composés métalloïdes. Le spectacle naturel s’admire en pleine ville, au parc Kuirau, ouvert à tous. Il s’exprime aussi dans des parcs géothermiques appartenant à des particuliers. Te Puia, Wai-O-Tapu et Whakarewarewa restent les plus connus. Les propriétaires et gestionnaires de ces lieux sont souvent des groupes maoris. 

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Les premiers habitants de Nouvelle-Zélande ont longtemps utilisé les sources géothermiques pour cuisiner notamment. Ils ont été les témoins privilégiés des caprices de la Terre et ont assisté à la naissance du plus jeune volcan d’Auckland. La plus grande ville du pays se trouve être un vaste champ volcanique où l’on dénombre une cinquantaine de volcans. Il y a près de 600 ans de cela, Rangitoto (« Ciel couleur sang », en maori) surgissait au cœur du golfe d’Hauraki. 

Pour expliquer l’origine de ces montagnes de feu et leur position dans le pays, les Maoris se sont transmis de génération en génération des légendes merveilleuses. L’une d’elles a recours à une jolie histoire d’amour et de rivalités entre les volcans pour révéler pourquoi le mont Taranaki, une des plus belles montagnes de Nouvelle-Zélande, dresse son cône parfait au bord de la mer de Tasman, seul et isolé.