Des plages à n’en plus finir où l’on peut apercevoir la grande barrière de corail, sans oublier les kangourous et koalas, l’Australie est connue pour son riche patrimoine naturel. Son histoire et sa culture sont un peu moins mises sous les feux des projecteurs. Pourtant, son héritage aborigène, l’histoire de sa colonisation et son rapide développement, sont des critères qui ont permis de classer certains sites culturels du pays au patrimoine mondial de l’Unesco. Zoom sur 5 d’entre eux.
 

Le Palais royal des expositions et ses jardins à Melbourne
 

Le palais royal des expositions de Melbourne et ses fameuses fontaines

Comme pour la tour Eiffel, le Palais royal des expositions et les jardins Carlton ont été conçus lors des grandes expositions internationales. En 1880, c’est à Melbourne qu’a lieu l’Exposition Universelle, il faut alors un bâtiment pour accueillir les délégations venues des quatre coins du monde. Il incarne une époque où la foi dans le progrès industriel atteignait de nouveaux sommets, de même pour la volonté des melbourniens rêvant de transformer la capitale de l’Etat de Victoria en métropole tournée vers le monde. Aujourd'hui, comme dans les années 1880, des expositions ont toujours lieu dans le bâtiment et les jardins.

 

Le paysage culturel Budj Bim


Le bunjil, l'aigle une figure de la mythologie des aborigènes autraliens

Toujours dans l’Etat de Victoria, dans le sud-est de l’Australie, le peuple autochtone Gunditjmara gère en grande partie en auto-détermination environ 10 000 hectares de terre ainsi que son patrimoine. Nommé paysage culturel Budj Bim du fait de son volcan, désormais éteint,le site abrite l'un des plus anciens systèmes d'aquaculture au monde. En effet, les coulées de lave du Budj Bim servent de base à un système complexe de canaux et digues mises au point par les Gunditjmara pour récolter le kooyang, l’anguille à ailerons courts. Vieux de 6600 ans, ce système d’aquaculture a servi de base économique et sociale à la société Gunditjmara, remettant en cause en même temps l’idée que tous les peuples indigènes fonctionnent suivant le modèle du chasseur-cueilleur.

 

Les sites de bagnes australiens


Le pénitencier de Port-Arthur

On traverse désormais le détroit de Bass pour accoster sur l’Etat insulaire de Tasmanie. Une zone sauvage idéale pour y installer un pénitencier non ? Ce fût en tout cas l’avis de l’Empire britannique qui mit en place plusieurs bagnes pour asseoir son projet colonial entre 1787 et 1868. Près de 166 000 hommes, femmes et enfants condamnés par la justice britannique furent envoyés en Australie, sur son continent et ses îles, dans des colonies pénitentiaires. Celui de Port Arthur au sud de la Tasmanie était majoritairement destiné aux plus durs à cuire des bagnards qui avaient récidivé une fois leur arrivé en Australie. C’est un témoignage concret de la déportation à grande échelle de condamnés dans une démarche colonisatrice via le travail des bagnards. Aujourd’hui, Port-Arthur est l’un des sites historiques et touristiques le plus visité de Tasmanie.
 

Le parc national d'Uluru-Kata Tjuta
 

Le rocher d'Uluru

Le parc national d’Uluru-Kata Tjuta en plein centre désertique de l’Australie est le symbole le plus célèbre d’un patrimoine à la fois naturel et culturel du pays. L’immense monolithe d’Uluru se dresse à 348 mètres de hauteur et a une circonférence de 9,4 km en plein désert. Sa roche daterait d’environ un demi-milliard d’années, un paysage donc ancestral qui fait partie intégrante du récit de la création du monde des aborigènes Anangu.
Si c’est l’escalade du rocher Uluru qui vous intéresse, il est désormais interdit d’y grimper depuis octobre 2019 pour des raisons de sécurité et religieuses.

 

L’opéra de Sydney
 

L'opéra de Sydney


L’édifice symbole de Sydney, voir même symbole de tout le pays, l’Opéra de Sydney est l’un des bâtiments les plus célèbres du XXe siècle. Inauguré en 1973, il a été réalisé par l’architecte danois Jørn Utzon qui avait une démarche très artistique et relativement nouvelle. « Nous devons créer quelque chose comme une sculpture, qui serait vue de tous les côtés. A côté, il y a le port et toutes les infrastructures, les immeubles. Il ne faut pas que l'on écrive "Opéra de Sydney" sur le bâtiment, il faut que l'on puisse savoir au premier coup d’œil, comme une église, que c'est un opéra. » explique l’architecte. Cette sculpture urbaine soigneusement intégrée au paysage côtier de la ville a depuis influencé énormément d’architectes à travers le monde.