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Les plus beaux temples d'Inde

Entre mythologie, légendes et polythéisme, l’âme de l’Inde a bien des visages. Symboles incontournables de cette âme : les temples. Hindouistes, sikhs ou bouddhistes, les temples indiens sont des étapes fortes du pèlerinage et de l’épanouissement spirituel des croyants du monde entier. Si vous passez par cette partie de l’Asie, les grands temples sont un passage obligé.

LE TEMPLE D’OR D’AMRISTAR, PUNJAIB

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Le Temple d’Or d’Amristar, de son nom officiel Harmandir Sahib, est le lieu de culte le plus sacré de la religion sikhe. Pour cause, il en est le berceau. Gurû Arjan, maîtres spirituel sikh, en a demandé la construction en 1601 à l’endroit où Gurû Nanak, fondateur du sikhisme, méditait. Ce temple doré à l’or fin a connu beaucoup de déboires avant de devenir le lieu culte qu’il est aujourd’hui. Il fut détruit une première fois en 1757 lors d’une invasion afghane et reconstruit la décennie suivante. Dans les années 1980, le temple fut le théâtre d’un affrontement qui opposait le premier ministre de l’époque, Indira Ghandi, à la population sikhe. Harmandir Sahib fut donc incendié dans la bataille puis reconstruit.

Le temple est situé au centre d’un bassin sacré nommé « Amrit Sarovar ». La possibilité d’entrer dans ce bassin par quatre entrées différentes symbolise l’ouverture de la culture sikhe sur le monde et les autres cultures. Si vous décidez d’emprunter le grand pont de marbre qui vous mènera au temple incrusté de nacre et de pierres précieuses, vous y découvrirez le Guru Granth Sahib, livre sacré des sikhs.

Amritsar se situe au nord de l’Inde, non loin de la frontière pakistanaise. Vous pourrez vous y rendre par vol ou par train depuis New Dehli ou Lahore.

LES TEMPLES DE KHAJURAHO, MADHYA PRADESH

khajuraho

L’ensemble de temples de Khajurâho font partie du patrimoine mondial de l’UNESCO depuis de 1986. Si aujourd’hui nous ne comptons plus que 22 temples, au Xe et XIe siècles, ce sont 85 temples que la dynastie Chandela avait fait construire. Cette famille régnait sur une grande partie de l’état de Madhya Pradesh, situé dans les terres nord de l’Inde, et avait donc son fief dans la ville de Khajurâho.  Ces temples furent exceptionnellement conservés de la conquête islamique. L’activité religieuse des temples fut continue jusqu’au XIVe siècle, ils furent ensuite abandonnés par un mouvement de population. Ce n’est qu’en 1840 qu’ils furent redécouverts et protégés.

Dans le style architectural nagara, architecture sacrée du nord de l’Inde, ces temples incontournables de la religion hindouiste sont renommés pour être des symboles de l’érotisme grâce à leur richesse en maithuras, représentations sacrées de couples et d’ébats, et en asparas, sculpture de nymphes célestes hindouistes. Les temples sont répartis en trois groupes distincts : Ouest, Est et Sud. Le groupe Ouest étant le plus important avec le temple de Kandariya-Mahadeva, temple le plus élevé.

La vie du village et des temples est rythmée tout au long de l’année par des festivals de danse indienne.
Le village de Khajurâho est principalement accessible par voyage en car.

TEMPLE DE MINAKSHI, MADURAI

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Le Temple de Mînâkshî tient son nom d’une déesse hindoue dont le nom signifie « aux yeux de poisson », à qui le temple est consacré. Il s’agit de l’un des plus grands temples d’Inde mais aussi un des plus récents. Sur l’initiative de Vaishvanâtha et de Nayak Tirumalay, il fut construit entre 1560 et 1680 sur la base de l’architecture dravidienne, très influente dans la culture hindoue en Inde. Le temple est composé d’un bassin sacré en son centre et de deux sanctuaires, un à la gloire de Shiva et un à celle de son épouse Mînâkshî, également connue sous le nom de Pârvatî.

Les sanctuaires et le bassin sont entourés d’immenses enceintes pour les protéger. Pour pénétrer dans le temple, il faut emprunter l’un des 11 gopurams, immenses portes pyramidales pouvant mesurer jusqu’à 50m de haut. Ces gopurams sont les symboles du temple avec leurs ornements de statues en stuc foisonnantes de couleurs représentant des animaux, des dieux et des démons. Parsemées dans le temple, on y décompterait approximativement 33 000 sculptures.

Ce qui fait la réputation du temple, c’est également le festival annuel de Tirukalyanam qui a lieu entre avril et mai et célèbre l’union divine de Shiva et Mînâkshî. A chaque occurrence, le festival rassemble environ 1 million de personnes. L’accès est relativement simple car Madurai est desservi par un aéroport.

GOLDEN TEMPLE, SRIPURAM

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Le Golden Temple de Sripuram est situé sur des collines vertes dans la ville de Thirumalaikodi, situé au sud-est de l’Inde, à moins de 200km de Pondichéry. Ce temple construit entre 2000 et 2007 a été érigé à l’honneur de la déesse Lakshmi, déesse hindoue de la santé et de la prospérité. Plus de 1500kg d’or fin ont été nécessaires pour habiller ce temple, ce qui représente le double du temple Amristar avec ses 750kg d’or.

Le temple se situe au centre d’une construction en forme d’étoile, nommée le chemin de l’étoile. Ses différents points d’ancrage sont supposés créer une énergie divine puisée dans le contact avec la terre. Cette étoile est associée au diagramme de médiation tantrique shri yantra.

Le village de Thirumalaikodi est principalement accessible en train.

TEMPLE DE VIRUPAKSHA, HAMPI

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Situé dans la ville hindouiste de Hampi, le temple de Virupaksha fait partie d’un groupement de monuments de culte inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO. Il est donc dédié à Virupaksha, un avatar du dieu Shiva. Le temple a été construit à l’initiative de Lakkana Dandesha au VIIe siècle sous l’empire Vijayanagara, une des plus grands règnes de la culture sanskrite. Il a été construit sur la base d’un sanctuaire et a connu des extensions au IXe et Xe siècles. Il fut malheureusement détruit en grande partie lors de conquête islamique au XVIe siècle et fut rénové au XIXe siècle.

Comme le temple Mînâkshî, Virupaksha est entouré de neuf gopurams qui entourent une cour à partir de laquelle on peut accéder à des sanctuaires et aux lieux de culte. Ces gopurams sont ornés de sculptures et statues représentatives de l’hindouisme.

Si le temple est en activité toute l’année, il connaît cependant un grand pic de fréquentation en décembre lors des festivités sacrées annuelles qui ont lieu pour célébrer le mariage de Virupaksha et de pampa.

Situé au sud de l’Inde, le temple est accessible en train depuis Bangalore.

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2 min and 30 secondes

Détente n’est pas forcément le premier mot qui vient à l’esprit quand on pense à l’Inde et à son milliard d’habitants ses villes bruyantes et bouillonnantes. Pourtant l’Inde est aussi le pays de Gandhi et du yoga, de la sagesse et de la méditation… Pour trouver un havre de paix cap vers le Sud et la région du Kerala à 3-4 h de vol de Delhi et 2-3 h de Mumbai. Voguez en bateau ou en kayak sur les Backwaters une série de lagunes et de lacs naturels et artificiels qui constituent un millier de km de voies navigables. Pour encore plus de dépaysement passez quelques jours au milieu des plantations de thé à Munnar, station d’altitude du Kerala au confluent de trois rivières. Aux environs, d’immenses forêts protégées et des réserves animalières. Si vous aimez la nature et les animaux vous êtes au bon endroit ! L’Inde compte pas moins de 80 parcs nationaux et plus de 400 réserves ! Comme on ne peut pas tous vous les donner, citons les principaux : le Ranthambhore National Park, au Rajasthan, à 150 km au sud de Jaipur, pour espérer croiser tigres, léopards et hyènes. Attention le parc est fermé du 1er juillet au 30 septembre ! Les excursions durent environ trois heures. La réservation par Internet est obligatoire,pensez à le faire plusieurs mois à l’avance... Autre réserve qui vaut le détour : le Sunderbans National Park, au sud de Calcutta, un parc national, une réserve de tigres et la plus grande mangrove du monde sur laquelle vous pouvez naviguer… Si vous êtes plus plages que mangroves l’Inde n’en manque pas non plus ! Pour le sable fin et la mer transparente direction Goa la plage de Patnem ou celle de Palolem célèbre pour ses paillotes et ses palmiers… Plus au sud et plus sauvages : les plages de Gokarna. Si vous poussez encore un tout petit peu plus au sud arrêtez vous à Varkala pour voir ces immenses falaises rouges surplomber une large plage de sable. Et pour vous sentir vraiment mais vraiment seul au monde le désert du Thar, à 200 km à l'ouest de Jodhpur autour de Jaisalmer, à la frontière avec le Pakistan. Admirez le coucher de soleil depuis les dunes de Sam ou de Khuri. Enfin, évidemment, si vous êtes un adepte du yoga ne repartez pas d’Inde sans avoir fait une séance dans un ashram. Pour ça, allez à Rishikesch, à 200km de Delhi, au pied de l’Himalaya. Les Beatles s’y étaient arrêté en 1968, c’est l’endroit idéal pour pratiquer le hatha yoga... Comme quoi on peut être dans le futur pays le plus peuplé au monde et se sentir quand même seul sur terre…