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A la découverte des us et coutumes en Chine

A la découverte des us et coutumes en Chine

 

Les différences culturelles entre Chinois et voyageurs étrangers peuvent s’avérer importantes : ce que les uns jugent grossier ou offensant semble anodin ou normal pour les autres… Pour éviter de commettre des impairs ou de s’offusquer, mieux vaut se familiariser avec les mœurs chinoises…

 

 

Poli or not poli ?

Comment se comporter en société pour ne pas passer pour un malotru ? Voici quelques notions indispensables…

 

- Perdre la face

Le terme recouvre un éventail de situations diverses, à éviter absolument. Les plus évidentes consistent à s’énerver, perdre son sang froid, se mettre en colère : c’est très mal perçu par les Chinois, qui ne comprennent pas pourquoi un tel esclandre.

Plus subtil, dire non sans le prononcer directement… Un refus abrupt ou un non catégorique sont choquants pour les Chinois, qui ne se comportent jamais ainsi. Le « oui, mais », avec toutes les nuances qu’il implique, est un art très asiatique.

Enfin engager une conversation politique ou critiquer le régime au pouvoir met dans l’embarras les interlocuteurs chinois, qui se sentent mal à l’aise avec ce type de sujets…

 

societe_chine- La vie en société

Il peut sembler un peu rude aux voyageurs de se faire doubler sans vergogne dans une file d’attente ou de se prendre une porte sur le nez car la personne qui les précède ne l’a pas retenue à son passage… Mais ce n’est pourtant pas considéré comme impoli par les Chinois. Parfois, la question ne se pose même pas dans les toilettes, puisque dans les campagnes ou des coins reculés, certains w.-c. sont grands ouverts, sans porte donc, voire sans cloisons… C’est une manière comme une autre de socialiser ! Les visiteurs étrangers constatent d’ailleurs très vite que leurs hôtes ne sont pas timides. En particulier dans les lieux touristiques où les Chinois aiment se faire prendre en photo avec des Occidentaux de passage : nulle moquerie derrière cette attitude, juste une curiosité bon enfant.

 

 

Main chine- Les présentations

Il n’est pas facile de communiquer quand on ne parle pas la même langue. Mais on peut parvenir à s’exprimer sans parole. Premier enseignement de base : là où les Occidentaux pointent leur torse pour se désigner, les Chinois se tapotent le nez avec le bout du doigt pour signifier : « c’est moi ».

Quand on rencontre un groupe de personnes ou une famille, il faut d’abord saluer les plus âgés. On serre les mains en hochant légèrement la tête vers l'avant, on ne fait surtout pas la bise !

Avoir une carte de visite à donner est très bien vu, mais attention, il faut la tendre en la tenant par les deux mains. Idem quand on en reçoit une. C’est alors l’occasion de montrer un intérêt appuyé pour l’objet, l’admirer sous toutes ses coutures et surtout en prendre soin (ne pas l’écorner, ne rien noter dessus).

 

doigt chine- Les gestes à bannir

C’est faire injure à autrui que de le pointer du doigt (au sens propre) ou de désigner ainsi une personne au loin.

Se moucher devant des gens, et a fortiori remettre le mouchoir dans sa poche, est digne des goujats. Tout comme croiser les jambes ou, pire, tourner ses plantes de pieds vers les autres.

 

 

 

Plaisir d’offrir

Avant de faire un cadeau à un(e) Chinois(e), il faut tenir compte de règles capitales, au risque de passer pour un individu très mal élevé !

 

cadeau chine- Les présents à proscrire

Il est impératif de ne pas arriver les mains vides si l’on est invité chez quelqu’un.

Mais il ne faut pas remercier en offrant un couteau ou un parapluie, puisque ces objets rompent symboliquement l'amitié… De même, accompagner l’offrande d’un petit mot écrit en rouge est contreproductif : cette couleur sur une lettre signifie la rupture ou la protestation.

Pire encore, certains cadeaux sont associés à la mort : les montres, les horloges, les fleurs jaunes ou blanches, en particulier les chrysanthèmes que l’on apporte aux enterrements.

 

 

- Tout l’art du cadeau

Au-delà du cadeau lui-même, la manière de le présenter est très importante. L’emballage doit être soigné, si possible doré ou rouge. Et il ne faut pas s’étonner ni se vexer s’il n’est pas ouvert tout de suite. La politesse implique de mettre de côté le présent pour le découvrir ultérieurement, par pudeur. Il en va de même si vous recevez un cadeau : ne regardez pas ce dont il s’agit devant la personne qui vous l’a tendu des deux mains (vous aussi, réceptionnez le paquet de la sorte).

Enfin, ne donnez pas des cadeaux en nombre pair, cela porte malheur… En particulier par quatre, chiffre maudit car il se prononce comme le mot « mort ».

 

 

A Table !

En Chine, la cuisine est vénérée et la déguster est tout un art, dont il faut maîtriser les codes.

 

baguette chine- De l’usage des baguettes

L’origine historique des baguettes n’a pas été établie avec certitude. Mais leur utilisation permet, en quelque sorte, d’évacuer la violence hors de la table, au sens propre et figuré : en évitant les couteaux, grâce à des mets prédécoupés, on empêche un éventuel règlement de compte entre convives et, surtout, on présente les aliments sous une forme élaborée, sophistiquée. Tout l’inverse des sangliers entiers dans les banquets d’Astérix… qui se finissent d’ailleurs souvent en bagarre !

Pour ne pas rappeler la mort, il faut aussi éviter de planter les baguettes droites dans le riz, car cela évoque les bâtons d'encens des autels consacrés aux défunts…

Et par mesure d’hygiène, si l’on partage des plats, en l’absence de couverts pour se servir, on utilise le côté épais des baguettes pour piocher les mets, puis on les retourne pour déguster le contenu de son bol avec la pointe. De plus, on n’hésite pas à rapprocher le récipient de la bouche, sauf s’il contient de la soupe.

 

repas chine- Le déroulement du repas

L’étiquette veut que ce soient les adultes qui commencent à manger, avant les enfants. De même, quand on veut remplir son verre avec du thé ou de l'eau, on sert d’abord tout le monde, en commençant par les aînés. Attention, on verse le thé à la moitié de la tasse mais l'alcool à ras bord. En outre, si l’on souhaite trinquer, on ne tape pas avec les baguettes sur le bol ou le verre, c’est très impoli : on lève son verre (qui doit rester plus bas que celui des personnes plus âgées) et on s’exclame « Ganbei ! » (à la vôtre !) en buvant cul sec.

En général, si l’on est invité à manger chez quelqu’un – ce qui est rare - il est bienvenu de ne pas terminer son assiette, en signe de ventre bien plein, le contraire signifiant que l’on a encore faim !

Au moment de payer l’addition, les convives se précipitent tous pour saisir la note, qui ne se divise donc pas entre les personnes attablées. En revanche, aucune ne laissera de pourboire, ce serait considéré comme une aumône, offensante pour les serveurs. Idem pour les taxis. Néanmoins, il n’est pas malvenu de gratifier d’un pourboire les porteurs dans les hôtels ou les guides touristiques.